Les 7 péchés de True blood (season première)

La saison 4 de True blood démarre sous de bonnes augures. Des points négatifs sont néanmoins au menu et auraient pu être évités pour ce retour à Bon Temps, un an plus tard. Et moi, j’ai décidé de suivre la série en toute légereté sans la prendre au sérieux.

Sookie chez les trolls : L’enchantement passé, Sookie se retrouve vite en danger dans une mauvaise version du Seigneurs des anneaux avec d’épouvantables effets spéciaux achetés en période des soldes (c’est la période). L’éllipse d’un an est comme diraient les américains du « déjà vu », pour changer à peine la donne.

Jason dans le frigo : Il tente de concurrencer David Arquette dans le rôle du flic idiot. Se retrouver enfermé dans un frigo par une bande de gamins crasseux, c’est déjà moins cool que de survivre quatre fois à Ghostface. Passe ton tour Stackhouse !

Le bébé diabolique : Si vous ne voulez pas que votre bébé décapite des poupées barbies, achetez lui un camion. En particulier si c’est un garçon.

Hochus pocus : La sorcellerie me gonfle déjà. Et comme il s’agira du fil rouge de la saison, je garde mes meilleurs arguments pour plus tard. Ok, ok. Je ne peux pas attendre pour me foutre de la gueule de la nouvelle touffe de poil de Lafayette.

Sam et les shapeshifters anonymes : Après Sam le chien, après Sam la mouche. Ladies et gentlemen, Sam le cheval. Ah oui, d’accord… (regard consterné de circonstance).

Le bon chrétien : Le frère de Sam aurait mieux fait de crever dans son coin. Tel un vieux chewing gum, il s’accroche désespérément à la série en remplaçant Hoyt auprès de sa cinglée de mère.

Pas de gore, pas de sexe (ou si peu) : Est ce vraiment un épisode de True blood ?

Pilot : Nikita, la rebelle de la CW

Nikita, le samedi soir sur la Deux (Belgique)

 

Merci Nikita. Enfin une série que l’on n’a pas honte de regarder sur la CW. Maggie Q est sexy, tatouée, dangereuse. La série a l’intelligence de ne pas rebooter complètement l’histoire en plaçant son intrigue après la fuite de Nikita de la Division et le twist final d’Alex la taupe était bien trouvé. Les scènes d’action sont assez réussies, si on ferme les yeux sur les gros raccourcis et facilités. Les trois méchants de la troupe sont des têtes connues et plus ou moins aimées du public. Melinda Clarke en relookeuse de putes d’Europe de l’est, pourquoi pas. Xander Berkeley en méchant mono expressif déjà moins cool. Et gros éclat de rire pour Shane West, pas crédible en super agent de la Division. Il aurait fallu choisir un acteur un peu plus vieux, mais comme ça sent la romance impossible avec Alex, il ne fallait pas que ça verse à la pédophilie. Je ne suivrai sans doute pas la série, mais cet épisode pilot me fait comprendre pourquoi Nikita est l’une des rares séries rescapées de cette saison infernale et pourquoi elle a récolté de bons papiers lors de sa sortie sur les écrans US. La série a un vrai potentiel et un ton neuf, rafraîchissant et plus adulte pour la CW. Si Nikita pouvait faire un joli carnage chez les pétasses de Gossip girl et 90210, ça ne serait pas de refus.

Pilot : Wilfred, wouf wouf !

Wilfred le jeudi sur FX (USA)

Wilfred est une comédie étrange. Remake d’une série australienne où un jeune homme voit le chien de sa jolie voisine comme une vraie personne habillée en chien. Wilfred est un chien vulgaire, drogué, à l’humour potache, au regard vaguement psychopathe, aidant à sa façon son nouvel ami à remettre sa vie merdique sur pied.

En plus de cette hallucination complètement barrée, Wilfred marque l’arrivée du hobbit Elijah Wood dans une série télé. Sans être fan du Seigneur des anneaux (j’ai vu une seule fois l’ensemble de la trilogie), j’ai toujours voulu voir cet acteur dans une série, il était fait pour ça. Il se débrouille super bien en costume cravate à la ramasse essayant de se suicider par ennuie et est d’emblée sympathique. Le retrouver dans une comédie décomplexée du câble est donc un plaisir double. J’aime ces séries non sitcomesque au format court comme Entourage et Weeds. Et je suis prêt à suivre Wilfred, une bonne petite bizarrerie de l’été pas exigeante. Bon signe, Jason Gann l’interprète de Wilfred est aussi le créateur de la série originale. Ça c’est un bon chienchien ! Vidéo promo après le clic (Lire la suite…)

The killing, la controverse

Il y a une semaine, The killing se terminait aux USA sans livrer aucun de ses secrets. Qui a tué Rosie Larsen ? Le leitmotiv de la saison n’aura pas été résolu à la grande frustration des fans. Depuis le showrunner de la série a déclaré que la saison 2 révélerait l’identité du meurtrier. Un peu facile comme réaction face à la levée de boucliers. Repartir sur une nouvelle piste serait douteux,  les possibilités les plus crédibles étant épuisées.

Une fin bouclée aurait été la meilleure solution, j’en conviens. Une affaire, une saison et on passe à la suite. Mais en dérogeant aux codes de la logique, The killing s’inscrit d’autant plus comme une série à part des autres. Réfléchissons deux secondes rationnellement, reproche t’on à Fringe ses cliffhangers renversants de fin de saison ? En cela, la dernière née de AMC me fait penser à Damages. La saison 1 de la série de Glen Close étant de loin très supérieure.

Où c’est plus contestable, c’est de n’avoir rien résolu. C’est se ficher du public ayant suivi la série avec passion. Rendez vous compte, on n’est pas plus avancé aujourd’hui. Les personnages restent toujours aussi insondables et les mystères demeurent. A part la famille Larsen brisée, on n’a rien vécu et on a l’impression d’avoir finalement brassé du vide durant 13 épisodes. La série s’est voulue tellement sobre, au point de se prendre les pieds dans le tapis au moment de sortir du bois. A défaut de résoudre l’énigme, on pourrait se consoler par de bons portraits de personnages et c’est là aussi un constat ahurissant. On ne les connaît pas. Qui est au fond Rosie Larsen ? Un fantôme hantant vaguement la série, sans réelle présence. Comme un bon nombre de personnages secondaires. Où sont passés ses amis par exemple ?

Mais ce cliffhanger, c’est un putain de cliffhanger. A titre personnel, je préfère la situation actuelle à un simple Darren Richmond coupable. Cette conclusion aurait été trop ennuyeuse. Richmond endosse parfaitement le costume de victime émissaire, complétant sa panoplie de Bobby Kennedy junior. Mais la tentation sera grande de le garder en vie pour l’année prochaine. Depuis le départ, Holder n’avait pas été net, la série a réussi à nous le faire aimer. Il est toujours pour moi le meilleur personnage de la série et le lier à cette sombre histoire le rend encore plus énigmatique, en plus de changer considérablement la donne pour la saison 2. Donnant par là un motif à Linden de revenir/ rester à Seattle.

La saison 1 fait dès lors office de longue introduction à la saison 2 où les relations entre les personnages seront pleinement définies. Et c’est là la vraie frustration de The killing. On croyait dur comme fer à une résolution claire et définitive. S’être fait avoir, ça fait mal et ça fait du bien aussi. Je voudrais être en colère contre The killing et je ne le suis pas. Ce final est finalement très efficace en prenant le contre pied auquel on ne pouvait s’attendre.

Next : Smash

En attendant la rentrée, gros plan sur quelques unes des nouveautés les prometteuses  ou les moins attrayantes de la saison 2011-2012.

Je commence avec Smash et on devra malheureusement attendre la mi saison pour découvrir cette série musicale sur une troupe d’artistes bien décidée à monter une comédie musicale sur l’icône américaine par excellence  : Marilyn Monroe. Au casting, du lourd : Debra Missing (Will & Grace), Angelica Huston (La famille Addams), Katherine McPhee (American idol), Jack Davenport (Swingtown). Les premières images de la série sont simplement bluffantes, glamours, remplies d’énergie. En quelques extraits, la série montre plus de profondeur que Glee en saison 2. Là dessus, vous me direz ce n’est pas bien difficile. L’attrait de Smash c’est aussi de proposer une série pour adultes avec de la musique en plus. Smash a donc tout pour me plaire et n’a pas intérêt à me décevoir… ni à se planter. La vidéo, après le clic.

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