Luck, Lucky me

La bande annonce de Luck la nouvelle série de HBO sur le milieu hippique avec en tête d’affiche Dustin Hoffman et Nick Nolte m’a fait réfléchir. Certes cette vidéo est alléchante. Plus encore, elle me donne envie de voir plus de séries de ce genre à la télévision. Des séries atypiques, maîtrisées, surprenantes, nous entraînant dans des univers peu habituels. Je n’ai pas un intérêt particulier pour le monde des courses de chevaux. Pas grave, je n’étais pas plus attiré pas les bikers ou le football américain, ça ne m’a pas empêcher d’adorer Sons of anarchy et Friday night lights.

Pour résumer, je veux regarder des séries pour adultes (non au sens sexuel du terme) se rapprochant du cinéma. Comme sur le grand écran, le but c’est le dépaysement, sortir du quotidien. J’en ai marre des séries policières à la chaîne qui se ressemblent toutes et de ces fausses nouveautés qui n’apportent rien d’original quand on a tout compté. Je ne les condamne pas. Ces séries ont leurs utilités, certaines sont mêmes passionnantes à suivre. J’en regarde aussi. Mais il faut passer au dessus du mythe selon lequel quand on rentre du boulot, on aime se mettre dans le canapé et regarder sa petite série dite « facile ». En quoi regarder Luck sera t’il plus douloureux pour nos yeux ? En quoi serait t’il mal de regarder de bons acteurs se débattre dans de bonnes histoires ? Certes, mieux vaut ne pas tomber endormi. C’est l’avantage du Mentalist, on peut s’assoupir au milieu du premier épisode et se croire toujours dans la même enquête en se réveillant lors du troisième sans être perturbé. Il y a aussi beaucoup mieux à regarder.

Hawaii Five-0 : Retour sur l’île (season premiere)

Hawaii Five-0 n’est pas une série de la rentrée 2011 mais elle date de l’année dernière. J’aime beaucoup Alex O’Loughlin mais pour autant je  ne me suis pas lancée dans le pilot tout de suite, j’ai attendu la diffusion française, et quelle ne fut pas surprise j’ai adoré dès le début…

Autant vous dire que j’attendais avec impatience le retour de la série (surtout quand on connait la fin de la saison passée)… Et je dois dire que je n’ai pas été déçue. L’action reprend une semaine après les évènements de fin saison. McGarrett est en prison, Chin est réintégré dans la police, Kono est suivie de près par les Affaires Internes et Danny est au chômage.
McGarrett est accusé d’avoir assassiné le Gouverneur, il va tenter de prouver son innocence tout au long de cet épisode. Il obtient l’aide de celui qu’il pourchassait dans l’épisode pilot afin de s’échapper de prison. Au fil de l’épisode, McGarrett est innocenté et arrive à remettre en état de marche sa division : Five-0 !
Autant dire que cela ne chôme pas dans cet épisode… Ca fuse dans tous les sens !

Que de guests dans ce season premiere : Terry O’Quinn, Marc Dacascos, James Marsters, Masi Oka (il devient régulier quant à lui d’après ce que j’ai compris)…

L’épisode se termine sur un cliffhanger et j’ai hâte de voir la suite pour découvrir tout à propos de l’enquête du père de McGarrett, il y a de quoi nous tenir en haleine pour un petit moment on dirait…

Bref, un retour haletant avec de l’action et des résolutions, tout ce que j’aime…

Pilot : Terra nova, back to the future

Terra nova c’est la nouvelle grande série d’action aventure de la Fox dans le genre Jurasik park chez les Avatars. Et le pilot, il était très bien ce pilot. Tellement bien, j’avais l’impression de l’avoir déjà vu. Les héros n’ont pas seulement fait un voyage dans le temps, il ont aussi fait un voyage dans les autres films et séries du genre pour y pêcher leurs meilleures idées. En 1h25, on nous balance pleins d’éléments pour contenter tous les publics, y compris des pseudos mystères à la Lost dont la série n’a pas hésité à reprendre le concept des « Autres », devenus les Sixers. Ça aurait pu passer si la série n’avait pas pour héros une famille de losers à laquelle il est difficile de s’attacher. On en fait simplement de trop avec les Shannon. Le père est le héros basique hyper courageux. Un flic rebelle ayant enfreint la règle des deux enfants car il n’a pas pu retenir sa queue hors de son pantalon. Le fils n’en parlons pas, c’est le boulet de service se mettant dans la merde juste pour faire chier papa. Et se foutre dans la merde, dans Terra Nova on appelle ça, fabriquer de la limonade entre potes. Les femmes de la maison sont un peu mièvres entre la mère toubib qui ne sert à rien et la fille ado amoureuse du beau gosse qui ne sert à rien non plus. La petite dernière, ben elle est de trop car quatre, c’est une famille comme dit le pub de la régulation de la population. N’aurait on pas pu avoir une famille normale pour commencer ? Car c’est à se poser des questions sur l’intelligence du grand manitou de Terra Nova, s’il a recruté volontairement la famille des têtes à claques.

S’ils ont la jungle et les Autres, ils n’ont pas la fumée noire dans Terra Nova. Pour remplacer cette menace latente, on fait appel aux dinosaures. Logique quand la série se passe 85 millions d’années avant notre ère. Les dinos sont bien réalisés mais ne font pas très réels en interaction avec les personnages. Ça sent les images de synthèse et les acteurs regardant dans le vide. Et lors de la petite attaque nocturne, je les  ai trouvé très moyens les dinosaures. On ne voit rien et forcément c’est assez suspect comme mise en scène.

Verdict : Terra nova est une bonne petite série d’action. Vu la médiatisation et les millions de dollars investis, on pouvait être en mesure d’attendre beaucoup plus. L’histoire n’est pas une seule seconde originale, le concept méritait de meilleurs héros à la hauteur de l’événement et les effets spéciaux font parfois bon marché. Dans le genre aventure avec des dinosaures à la télévision, j’avais accroché plus vite à Dinotopia.

Pilot : Pan Am, les petites femmes en bleu

Difficile de ne pas comparer Pan Am et The playboy club. Les deux ambitieux period dramas de la saison. Et à ce petit jeu, les hôtesses de l’air de la Pan American world airways ont une longueur d’avance sur les coquines lapines.

Pan Am nous plonge ainsi dans les sixties fantasmées. Glamour, lumineuse. Où la vie était facile et légère, si on oublie le spectre de la guerre froide. Une époque où voyager en avion, c’était la classe absolue et y travailler comme hôtesse de l’air, le rêve de toute une génération de femmes. Un temps révolu où Ryanair n’était pas encore la compagnie la plus médiatisée de l’espace aérien.

Ce pilot mené de main de maître est frais, léger et sans grosses turbulences, si ce n’est le cliché de la française chaudasse briseuse de ménage. On évite avec soin et classe les écueils des intrigues bidons genre meurtre et serpents dans l’avion. Tout en introduisant un soupçon de mystère. Les héroïnes ne sont pas des cruches et n’ont pas oublié d’être jolies. Christina Ricci n’est pas « la star » de la série et c’est tant mieux. Je l’aime beaucoup, ce n’est pas ça. Mais c’est mieux pour l’image de Pan Am de n’être pas seulement sa série à elle. Et ABC marche dans ce sens en ne jouant pas sa promo sur l’emblématique Mercredi de la Famille Addams.

Les flash backs rappellent inévitablement ceux de Lost et permettent de décloisonner le huis clos du voyage en avion. Le passage à Cuba se la joue un peu trop Casa Blanca, mais a son utilité. La série se rattrape en fait toujours très bien à partir de parcours de personnages assez convenus et c’est ça qui m’a beaucoup plu. On sent une certaine finesse d’écriture au delà des belles images.

Le sujet de la série est, lui, prometteur car il a la capacité d’apporter de bonnes intrigues. Les voyageurs peuvent amener dans leurs bagages une histoire différente par épisode et les hôtesses les relations à long terme. L’avion apporte une dynamique quasi inédite. Ça change radicalement des couloirs des hôpitaux ou des tribunaux auxquels nous sommes habitués dans d’autres séries télés.

Verdict : Les séries du dimanche 22h sur ABC me réussissent. Après Brothers and sisters, je pense réaliser un bon voyage avec Pan Am.

Rétro : The Pretender

Il existe des êtres doués d’une intelligence supra normale, des génies qui possèdent entre autres la faculté d’assumer n’importe quelle identité. En 1963, les chercheurs d’une entreprise appelée « Le Centre » ont mis en isolement un de ces êtres, un jeune garçon nommé Jarod et exploitèrent son génie pour des recherches secrètes. Mais un jour le « Caméléon » leur échappa…

Salut à tous, en attente d’une nouvelle émission, je vous propose de remonter le temps.
Le temps où la chaine NBC avait dans ses tiroirs quelques belles trouvailles comme « La trilogie du samedi » qui nous proposait trois séries qui allaient pour deux d’entre elles devenir Kulte ;)

Nous allons nous intéresser à la série « The Pretender« , connu en France sous le titre « Le Caméléon« . Ma mère n’a jamais voulu regarder cette série, parce qu’elle croyait que le héros se transformait en reptile hideux….Il va quand même falloir que je lui prête l’intégrale un de ces quatres :)

Créée par Steven Long Mitchell et Craig Van Sickle (tous deux déja auteurs de la série « Cobra » avec Michael Dudikoff), Le caméléon raconte l’histoire de Jarod, jeune enfant prodige enlevé à ses parents et elevé au « Centre », un lieu lugubre où il va devoir subir un tas d’expériences et répondre aux simulations de son « père d’adoption », Sydney. Mais voilà, le temps passe et aujourd’hui, Jarod est libre. Il s’enfuit du fameux centre et est prêt à venir en aide à la veuve et l’orphelin. Il a le don d’endosser n’importe quel métier pour mener à bien ses investigations et ainsi punir ceux qui ont fait le mal.
Paradoxe pour cet être intelligent qui joue à découvrir les Pez et les Mr Patate….
La série aurait pû se reposer facilement sur ses acquis en nous proposant le même schéma narratif mais voilà, on se serait embêter grave. Alors, les auteurs ont décidé de lui mettre des batons dans les roues. Melle Parker, Mr Lyle, Brigitte, autant de personnages détestables à souhait vont venir jouer avec Jarod. Recherchant sa famille, en parallèle de ses bienfaits, fuyant les agents du Centre qui veulent remettre la main dessus, Jarod n’aura toujours pas la vie facile et nous non plus.

Une mythologie se met en place dès la première saison et nous voilà propulsés dans une histoire bien plus que complexe. Et c’est là que la série prend une dimension nouvelle. On va de surprise en surprise jusqu’au final de la série qui nous laissera bien sûr sur notre faim. La série, riche de 4 saisons et 2 téléfilms n’aura pas sû trouver la clé des énigmes imposées. Alors que tous les fans espèrent encore avoir un jour, le droit à la vérité, n’hésitez pas à découvrir ou re-découvrir cette série qui jouait dans une cour où aujourd’hui, peu de séries peuvent jouer !

C’était le bon temps, celui de la trilogie du samedi…