Chuck : Zoom it (Season première)

Awesome ! ! ! Quel intense bonheur de retrouver la team Bartowki pour une cinquième et trop courte dernière saison. Le plein d’action, d’humour et une touche de romance, c’était un vrai foutage de gueule dans les règles de l’art ! Ben oui la team Chuck ne s’est pas trop cassée la cervelle pour cet ultime season première de la série. On peut carrément appeler ça un gros coup de barre. Une mission classique peu emballante de la Carmichael industries. Un Mark Hamill bouffi, se demandant ce qu’il fout dans la scène d’intro. Connaît il au moins la série dans laquelle son agent l’a booké ? Dark vador doit se retourner sur son bûché. Confirmation de l’intersect sur Morgan. C’est marrant deux secondes, pas une de plus. Richard Burgui ne fait pas mieux en empêcheur de tourner en rond. Et certaines scènes comme celle avec Ellie et celle de la maison de rêves à la fin semblent avoir été rajoutées à la va vite. Totalement hors contexte.

Seule idée intéressante, le blues de l’intersect de Chuck. Aussi sympathique soit il, Chuck a toujours eu besoin de l’Intersect pour être un «super héros ». Sans ses supers pouvoirs Superman peut il être un homme super ? Ça serait une question intéressante à se poser sur le long terme. Mouais, je n’y crois pas trop. Un tour de passe-passe devrait bien vite ramener l’intersect à son propriétaire.

Sauvée comme à son habitude à la dernière minute lors des upfronts, cette année aurait pu être évitée car au fond que reste t’il à accomplir ? Chuck a gagné la file et son happy end, il est devenu un vrai espion et vu les audiences du vendredi soir (et bien avant) la série n’intéresse plus grand monde. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Chuck a toujours été une série super sympa et fun à regarder. On va dire que la série est un peu lente au démarrage. Let’s hope !

Fantastique, es tu là ?

A la mode dans les années 90 avec X-files et Buffy, le fantastique est depuis un genre en difficulté. Du moins, on entend (lit) souvent cela ou il y a toujours quelqu’un pour vous le rappeler. Faut pas déconner. Si on s’arrête deux minutes pour regarder de plus prés, c’est totalement faux. Le fantastique, aujourd’hui, ne se porte pas si mal à la télévision américaine. Y compris s’il ne se retrouve pas là où on l’a trouvé par le passé.

Réfugiée sur le câble, le fantastique est devenu un must seen de luxe avec les orgies True blood, les morts vivants de The walking dead, le dérangeant American horror story. Des séries sans limite faisant des monstres des icônes pop culture. Pour être à la pointe de la mode, il faut connaître ces séries. Ça fait hype, branché, parfois un peu péteux car à part les vrais mordus qui les connaît ?

Ancrée dans la tradition de la culture ado le fantastique est l’un des seuls atouts de la CW notamment grâce au divertissant Vampire diaries. Comme je le disais dans un article récent, la série gagne à être connue au fil des ans. Je me surprend toujours moi même de continuer à suivre les aventures extra scolaires d’Elena. Sa petite sœur The secret circle promet enfin Brit Robertson à un avenir radieux en ressortant les tours des tatas Halliwell. Sans oublier le dernier tour de chant de Supernatural qui n’en finit pas de se terminer chaque année.

Dans sa version network, le succès (à confirmer) de Once upon a time compense les désillusions de Fringe au succès moins public que critique. La série n’aura pas démérité en construisant une incroyable mythologie dans un univers bien à elle entre fantastique et science fiction. Là où j’étais resté assez sceptique face à ce qui était au départ un sous X-files. Quand à Grimm, elle tente de mélanger les contes de fées aux procéduraux classiques et cela avec un étrange succès le vendredi soir. A venir aussi Awake, à la mi saison, qui s’annonce déjà passionnant sur un père voyageant entre deux univers, l’un ou son fils est décédé, l’autre où sa femme est morte.

Ce petit tour de la situation pour dire que si le fantastique reste en grande partie pour un public bien spécifique, il n’en reste pas moins populaire et il sait comment faire parler de lui en prenant des formes diverses. De la série populaire pour ado à la série familiale en passant par le programme plus pointu. De quoi satisfaire les appétits des fans en tous genres.

Focus : Avery, new guy

La nouvelle saison de Grey’s anatomy est un peu molle, c’est vrai. C’est toujours un peu la même chose. De nouvelles peines de cœur, des hospitalisations. Comme beaucoup de séries arrivées à ce stade, Grey’s n’a plus rien de neuf à proposer, si ce n’est… Avery. Le « nouveau » beau gosse souvent discret les années précédentes s’offre une visibilité sans précédent cette année. Jesse Williams doit être un ange sur le plateau de tournage pour obtenir les faveurs de Shonda Rhimes. Le numéro de charme fonctionne car je l’aime bien ce nouveau Avery. J’ai rarement été un fan des rôles masculins dans Grey’s anatomy. Ils sont trop stéréotypés. Derek le genre idéal devenu un péteux snob, Mark Sloan le coureur de jupons, Alex le gros con, Weber le chef, Owen le dur à cuire. Avery n’a pas vraiment une étiquette fixe, cela car on a changé sa personnalité en fonction des événements. Qui se souvient par exemple de son baiser furtif avec Cristina ? Oui, oui, cherchez bien dans votre mémoire, c’est bel et bien arrivé. Depuis lors, on n’en a plus jamais reparlé. Mystère. Cette saison, Avery est devenu un vrai personnage en dehors de ses abdos reliés à une tête. Déjà, il est devenu black ou au moins métisse depuis octobre 2011. Ça ne m’avait jamais sauté aux yeux avant. Il a aussi été propulsé double masculin de Meredith Grey dans l’ombre de sa maman chirurgien rock star. Cela en plus d’être un double d’Alex pour son côté « je suis un mec, un vrai ». Sa tendre Lexi ne lui manque pas trop, bien que cette relation avec little Grey l’a aidé à mieux se positionner dans le casting. Jesse Williams se profile ainsi comme l’acteur idéal pour assurer la relève de la série au cas où celle ci se prolongerait encore de longues années. Les tractations à venir entre la production et les acteurs vedettes de la série promettent, comme souvent, de faire des dégâts. Y compris si Ellen Pompeo a récemment déclaré vouloir rester dans la série. Patrick Dempsey lui ne semble pas cacher son ennuie devant la caméra. Remplacer un McDreamy par un McAbs plus sympathique ne serait pas de refus.

Casting in, casting out

Je ne l’ai plus fait depuis longtemps. Allons nous promener du côté des dernières news castings marquantes du moment. Bah oui, et mon avis qui va avec ! En partenariat avec It’s TV News.

Catherine Tate dans The office : IN. Donna, Donna, Donna ! Oui, je parle bien du Doctor who. Cette actrice est formidable et The office sera chanceuse de la retrouver. En plus en duo avec l’incroyable James Spader. Enjoy !

Mena Suvari dans American horror story : IN. Il ne manquait plus qu’elle dans le bal des horreurs qu’est AHS. A l’image de Nip/ tuck, la nouvelle création de Ryan Murphy pourrait devenir le nouveau asile psychiatrique où les acteurs viennent jouer les fous furieux. J’adore ça !

Mitch Pileggi dans Dallas : OUT. Mitch Pileggi est un acteur caméléon. Costume et petite lunettes dans X-files, néo nazi dans Sons of anarchy. Comme je n’ai jamais été fan de Dallas et que je regarde d’un œil circonspect le futur remake, j’ai davantage envie de voir le directeur adjoint Skinner dans un projet plus ambitieux.

Kelli Williams dans Army’s wives : OUT. Bad choice. Depuis son départ de The practice, Kelli Williams n’a pas fait de très bons choix de carrière. Je n’avais pas aimé Lie to me, pseudo série policière tirée par les cheveux. Et voilà qu’elle vient s’enterrer dans Army’s wives, série du câble momifiée. Une nouvelle collaboration avec David E. Kelley sur Harry’s law aurait été plus souhaitable. Dommage pour moi.

Madchen Amick dans Ringer : OUT. Actrice devenue culte grâce à la non moins culte Twin peaks, Madchen Amick a depuis quelques années un parcours assez bizarre en se terrant dans des séries de la CW. Elle mérite mieux que ça, non ?

Matt Lauria dans Les Experts : IN. Toujours à l’affût d’infos sur les acteurs de Friday night lights, je passerais mon tour sur la série d’épisodes où Lauria apparaîtra dans les Experts. Au moins Matt Lauria ne se fait pas oublier après la fin prématurée de Chicago code. Qui sait, ça lui permettra peut être d’obtenir un rôle majeur la saison prochaine… et pas dans un cop show de préférence.

Jamie Bamber dans House et Body of proof : IN et OUT. Je vous laisse deviner quelle apparition est in et laquelle est out … ;-) .

Ryan Phillippe et Jenna Elfman dans Damages : IN. Cette garce de Glen Close sait comment bien s’entourer. Cette annonce de casting nous donne déjà un avant goût de la (déjà) future dernière saison de Damages. J’en pleure déjà.

Rafi Gavron dans Parenthood : IN. Son personnage de rebelle dans Life unexpected était l’un des plus réussi de la série. Apparemment il va nous revenir dans Parenthood dans un rôle un peu similaire. Et je serai content de le revoir.

Chord Overstreet dans Glee : IN. Last but not least, Sam Evans sera de retour à McKinley high ! Glee sait comment crée le buzz autour d’elle, y compris quand il s’agit d’un morceau de viande muni d’une touffe d’un blond décoloré. Trêve de plaisanteries, j’aime bien Sam et ce sera cool de le retrouver. Avec ou sans scénario.

House : Who’s the boss ?

Revenu au travail depuis trois semaines maintenant, House n’est pas au mieux de sa forme. Mais je ne suis pas là pour vous parler de ça, ni du retour/ départ sans importance de 13. Plutôt du choix d’avoir placé Foreman dans le bureau de l’irremplaçable Cuddy. J’aurais davantage parié Wilson dans le fauteuil du patron. Ça aurait été plus logique. Wilson était un proche de Cuddy, elle aurait pu le recommander au conseil d’administration. Et ça aurait placé l’amitié entre Wilson et House dans une dynamique différente. Foreman en boss est une décision plus facile. Il reste dans son rôle d’emmerdeur s’opposant à House, tout en n’étant pas taillé pour le poste. House peut ainsi se frotter à lui et balancer des vannes sans trop de risques. Bref, ça ne met en aucun cas la structure de la série en péril. Après le choc du départ d’Edelstein et l’érosion dangereuse de son audience, House avait besoin d’un électrochoc un peu plus important pour la remettre dans la course au lieu de la plonger petit à petit dans le coma. Ce n’est pas en essayant de relancer artificiellement un  personnage dont on n’a rien à foutre, aka Foreman,  que la série arrivera à sauver sa tête en mai prochain (si pas avant). Même si les deux petites nouvelles sont plus amusantes qu’on ne pouvait l’espérer.