Suburgatory : Belgiumgatory (1×08)

La date est un peu passée, tant pis. Je ne vais pas me priver d’une petite review sur le Thanksgiving de Suburgatory. Pourquoi cette envie ? Une petite réplique a suffit « Like my mother would ever let me move to Europe ? She’s convinced all Belgians are sex offenders ». On enfonce le clou quelques secondes plus tard avec « If you’re not wearing the dress, we may as well take of photo of a bunch of godless sex-crazed Belgians ». C’est quoi cette obsession pour les belges ? Quand les belges sont cités dans une série, c’est toujours pour un truc louche et j’aime ce genre de répliques nous décrivant comme d’horribles pervers psychopathes terroristes. Au moins les clichés sur les belges sont plus sympas que ceux sur les français, le pain sous le bras en marcel, puant le camembert et écoutant du Carla Bruni.

En dehors de ces deux répliques chères à mon cœur, Dallas est un personnage toujours aussi drôle et déjanté. Comme elle le dit si bien, même quand elle ne fait pas un truc fun, elle est fun. Je n’aurais jamais cru qu’un morceau de plastique puisse être aussi drôle. Sa fille dans un style un peu plus austère est également un cas à part. Le pétage de plomb de la fille de Weeds (oui, toujours pas retenu son nom) était amusant et ça l’aurait encore plus si son personnage n’était pas copié à 100% sur celui qu’elle tenait dans Weeds. Sait elle jouer un autre style de rôle ?

Cet épisode n’est pas un spécial Thanksgiving si mémorable comme on en a connu dans Friends. Mais il comportait son lot de bons moments entre tradition et délires.

Podium des nouveaux personnages

Je vous l’avais promis lors du passage de Critik en séries vers ID-Séries, les podiums des personnages ne seraient pas oubliés. J’innove un peu dans le domaine en vous proposant mon top 5 des meilleurs nouveaux personnages de la saison en ne me limitant pas à une seule série pour l’occasion. J’ai fait un effort, l’article est sans spoiler, donc vous pouvez le lire sans crainte de grosses révélations.

# 1 : Carrie Mathison (Homeland) : La complexité du personnage se lit sur le visage de Claire Danes. Carrie est un personnage fort d’une rare intensité, portant sur ses épaules le poids du traumatisme du 11 septembre. Elle vit dans la peur constante d’une nouvelle attaque sur le sol américain au point de faire de la paranoïa un style de vie à part entière. Ne faîtes confiance à personne nous a appris X-files. Carrie devait être une fan du martien dans son adolescence. (Lire la suite…)

Retro : My So-Called Life, or whatever…

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’une série qui a été produite il y a plus de 15 ans (déjà) et qui est une vraie perle… Il s’agit d’Angela 15 ans (My So-Called Life en VO).

Ce petit bijou de la télévision américaine a été diffusée entre 1994 et 1995, c’est important de le préciser dans le sens où tout ce qui s’y passe est transposable à n’importe quelle époque même la nôtre (on ajoute les smartphones et les ordinateurs). C’est aussi la force de cette série. Toutes les situations que vit Angela ont un écho dans nos propres vies, nos vécus… C’est incroyable d’avoir autant de justesse dans une série…

Cette série est aussi la série qui a révélé Claire Danes (actuellement dans l’excellente Homeland) ainsi que Jared Leto (acteur de cinéma et leader du groupe Thirty Seconds To Mars). C’est hallucinant de les voir si jeunes d’ailleurs…
Ils sont tous les deux talentueux et c’est le cas d’à peu près tout le casting. Il s’agit ici encore d’une force… (Lire la suite…)

Borgia vs The Borgias: THE différence!

Il est rare que deux films traitants du même sujet choisissent d’apparaître au même moment. En général, l’un des deux fait marche arrière, conscient de son échec probable. Face au Alexandre d’Oliver Stone, Baz Luhrmann avait arrêté son tournage. Mais ici, nous sommes dans un cas particulier avec d’un côté une production d’outre-atlantique et de l’autre, une coopération européenne. L’univers de la série est donc soumis à des influences différentes.

La série européenne des Borgias s’est donc achevée cette semaine. Après le succès qu’elle a obtenu auprès du public allemand, j’ai eu envie de la comparer avec la version américaine de cet été. Le point de départ est le même: suivre la tristement célèbre famille Borgia (empoisonnement, inceste) à partir de l’accession au trône papal du patriarche Rodrigo. Les deux versions suivent donc le même chemin et je m’attendais à de l’ennui suite à la redite des événements mais non. Chacune a développé sa propre mythologie et construit des personnages homonymes aux personnalités très différentes.

La version américaine, menée tambour battant par le séduisant Jeremy Irons (ah, le méchant allemand d’une Journée en enfer!) est assez classique. Trop peut-être. Le pape est un être abject et le surjeu de Irons n’aide par les choses. Malgré ma sympathie pour cette acteur, il lui manque de la carrure. N’est pas pape qui veut! Les enfants, malgré leurs vices cachés, sont désespérément banals avec un Cesare malheureux en prêtrise et un Juan un peu trop vaniteux. Les femmes sont toutes belles et gentilles, manquant de personnalité malgré l’adorable Lucrezia. De plus, on nous sort des ressorts tirés par les cheveux pour leur donner un rôle politique (la séduction du roi de France, joué par l’inénarrable Michel Mueller, c’est du grand n’importe quoi!). Mais bon, au final, ça se laisse bien suivre. (Lire la suite…)

Pan Am : Trop beau pour être vrai

Paname chantait Léo Ferré. Ce n’est pas le sujet, mais il fallait bien une introduction à cet article. Depuis, Ferré est entré dans la légende et ça ne devrait pas être le cas de Pan Am, la série aérienne de ABC. Les audiences de la série ne volent pas très haut, on pourrait parler de rase motte avant de s’écraser dans un futur proche en rase campagne.

A l’embarquement, les jolies hôtesses avaient de jolis atouts et depuis il n’y a pas eu grand chose. La série est très jolie, trop jolie sans doute. Au point de ressembler à un spot publicitaire. Voyager en avion c’est chic, Kennedy est cool et la guerre froide ne paraît pas si terrifiante. Et quand bien même il y a des intrigues « d’espionnage », la série ne présente rien de palpitant. Pan Am ne fait pas rêver. L’ambiance des sixties et des villes visitées sont trop peu palpables. Berlin ressemble à une rue quelconque d’un studio américain, Londres se limite à un pub et Rio à un commissariat en carton. Pan Am donne ainsi l’impression d’évoluer dans une étrange 4e dimension hors du temps. Les femmes semblent avoir déjà vécu la révolution sexuelle, libres comme le vent (dû à leur statut d’hôtesses peut être). La technologie elle, n’a pas encore suivi.

Après une huitaine d’épisodes, j’ai toujours un mal fou à reconnaître les deux sœurs. Systématiquement en cours d’épisode je me pose une question. Hey, Psst le cerveau ! C’est laquelle la mariée en fuite ? Dans la catégorie des garçons, c’est moins compliqué. Il y a Ken et Quasimodo. Ken le bel âtre sans âme dont on a rien à foutre et bizarrement je trouve le gros lourd assez sympathique. Lui au moins a un passé un peu tragique. Pan Am n’étant pas un rêve mais un second choix alors qu’il visait la Lune.

Au fond Pan Am est loin d’être une mauvaise série. Elle est plutôt divertissante mais manque cruellement d’enjeux et les personnages de romans photos rendent difficile l’identification. A l’heure où le téléspectateur a un choix impressionnant en matière de séries, on peut comprendre que certains font l’impasse sur les petites femmes en bleu. Comme quoi le succès d’une série télé ne repose pas su une simple formule mathématique. Sur papier, Pan Am a tout d’un Grey’s anatomy volant saupoudré d’une touche rétro.  L’atterrissage risque d’être un peu plus compliqué. Rendez vous dans quelques jours et semaines pour une annulation au bout de la piste. Si la série ne me manquera sans doute pas, elle n’aura pas non plus démérité. Il manquait juste une étincelle pour la faire décoller.