Pause de Noël sur ID-Séries

Chères lectrices, chers lecteurs,

Je profite en cette fin décembre de la pause des séries aux USA pour m’octroyer une petite semaine de break dans la publication des articles entre les deux fêtes. Je suis très content de cette nouvelle aventure d’ID-Séries. J’avais besoin de ce changement et c’est toujours un plaisir de lire vos commentaires et de partager avec vous mes idées sur les séries télés. Ce passage de Critik en séries vers ID-Séries m’a aussi permis d’envisager les séries différemment sans la « pression » de la review. J’ai beaucoup aimé cette année série. Elle avait commencé par quelques couacs comme les fins décevantes d’Entourage ou de Brothers and sisters, mais elle s’est rattrappée avec son lot de nouveautés étonnantes. Mon envie de sitcoms ne m’aura pas déçu et je me sens aussi de plus en plus attiré par les séries du câble, bien que les networks peuvent aussi nous surprendre, mais moins souvent. Voilà pour mon petit bilan personnel.

Je réfléchis actuellement à de nouveaux articles, de nouvelles thématiques et quelques surprises pour 2012. D’ici là, Joyeux Noël et Bonne Année 2012.

Cadeaux de Noël en séries

A Noël, on offre des cadeaux, c’est la tradition. A condition d’être sage. Cette année, que pourrions nous offrir à l’univers des séries télés et à ses personnages ? Cadeau, envie ou souhait sous le sapin de 2012 ? Voilà quelques suggestions.

Un vrai scénariste pour Glee

Des audiences pour Parenthood

Un séjour en asile psychiatrique pour Ryan Murphy et Brad Falchuk. Passer de Glee à American horror story, il faut être sacrément dérangé

Une annulation pour House

Une fin heureuse à Once upon a time, c’est à dire une saison 2

Un hit pour NBC, de préférence Smash

Le doublé Golden globe, Emmy pour Claire Danes

Une programmation séries moins « gavage d’oie » sur les chaînes françaises

Des séries moins bitchy pétasses et plus adultes pour la CW

Accorder plus de places aux projets originaux à suivre et un peu moins aux séries policières et autres remakes

De nombreuses années de galères pour Caroline, Max (2 broke girls) et la famille Chance (Raising hope). Riches, ils seraient moins drôles

Et une petite pensée pour la famille Walker de Brothers and sisters

Et vous, qu’est ce qui vous ferez plaisir pour 2012 ? En dehors de la paix dans le monde et d’un remake de Mannix…

American horror story : One happy family (Saison 1)

American horror story ne peut laisser indifférent. On aime, on déteste, on est horrifié, consterné. Ne pas être interpellé c’est impossible. Plus qu’une série avec un début, un milieu et une fin, AHS aura été pour moi une expérience où les scénaristes se sont laissés aller à leurs délires sans se demander si ça allait plaire ou si ça avait un sens. Ils ont écouté leurs instincts, souvent les plus tordus et ont réunis autour d’eux des acteurs talentueux pour revisiter les histoires de fantômes en mêlant leur tragédie à celle des vivants dont ils partagent le quotidien.

En douze épisodes, American horror story a su crée un univers oppressant et malsain. Mélangeant des classiques du cinéma : un gars brûlé, une maîtresse cinglée, une femme enceinte d’un démon, une voisine envahissante avec de nouvelles figures inquiétantes comme l’homme en combinaison sado maso, devenu l’un des symboles de la série. (Lire la suite…)

Dexter : Dans le ventre mou de la Bête (Saison 6)

Dexter aura limité les pots cassés. C’est tout ce que le serial killer aura réussi cette année. C’est frustrant car les idées de départ n’étaient pas mauvaises. Dans la salle de travail, les scénaristes ont carrément dus trouver leurs idées géniales. Elles ont dû l’être, mais quelque part entre l’écriture du scénario et les images portées à l’écran le génial s’est envolé. Laissant la place à un récit plat et sans saveur.

Le fantôme de Gellar ? Je l’avais vu venir dès les premiers épisodes. Dès le moment où Gellar et Travis sont dans un petit resto à mater la gentille serveuse. Et dès mon article sur le season première, je faisais le lien avec Harry et Dexter. Cette certitude renforcée, l’attente de la révélation fut d’autant plus longue. Au point d’en devenir grotesque.

L’évolution de Deb n’était pas non plus une mauvaise idée au départ, bien qu’elle ait monté un peu trop vite les échelons de la hiérarchie. Le lieutenant Morgan, j’aurais pu accepter, mais enlevez moi de la tête cette image de Dexter embrassant Deb c’est insupportable. Je ne sais pas pour qui c’est le plus cruel. Pour le téléspectateur obligé d’assister à ce spectacle incestueux indigne de la série ou pour les deux acteurs divorcés depuis peu ? ça n’apporte rien au récit, ça rend les deux personnages ridicules et puis pourquoi amener ça sur le tapis si c’est pour détruire cela en deux secondes avec la deuxième grosse révélation de la série ? Bref, ça n’a pas de sens. Dexter rate ainsi lamentablement l’un des moments les plus importants de son histoire. C’est juste pathétique. (Lire la suite…)

Homeland : Dangereusement addictif (1×09 – 1×12)

Homeland c’est déjà terminé. Ça aura passé super vite, j’arrive à peine à y croire. Cette série aura été un véritable coup de cœur, en plus d’une parfaite réussite du début à la fin. Même quand la série me perturbait en allant dans des directions inattendues, elle ne m’a jamais déçu.

Évidemment, il y a son casting. Claire Danes fabuleuse, dévoilant au fil des épisodes de nouvelles facettes de son personnage et une palette impressionnante d’émotions. Carrie Mathison est une héroïne troublante, troublée et passionnante à suivre. Parler uniquement de Carrie et Claire Danes serait injuste pour ses deux complices. Damian Lewis est impeccable dans le rôle de Brody. L’intensité dans son regard dans le bunker du vice président mérite à elle seule un prix. Et Saul (soupir d’admiration pour Mandy Patinkin), la force tranquille dont il faut aussi se méfier. Son calme olympien cache un fin stratège capable de menacer le vice président. Il est beaucoup plus fin que Carrie et sa méthode est visiblement la bonne à la vue des derniers événements. (Lire la suite…)