«

»

fév
22

The good wife: Live from the real world (3×15)

De toutes les séries que j’aime suivre, The good wife est sans conteste celle qui colle le mieux à l’actualité. Cette semaine, je dois dire que les scénaristes se sont surpassés en traitant de la Syrie. Le procédé est connu de la série après l’épisode sur le Chinois torturé où le tribunal servait finalement à remplacer une compagnie par une autre, tout aussi criminelle. Toujours dans la même veine, des logiciels vendus au gouvernement syrien servent à espionner et localiser des opposants. Grâce à un intermédiaire, l’embargo est facilement contourné. On nous montre clairement comment ces entreprises s’implantent dans des dictatures, sans s’inquiéter un instant de leur impact sur les populations locales. Edelstein, patron à la Zuckerberg, en basket et pull à capuche, est le sosie de son ennemi : ils abordent tous les deux un style très décontracté et agissent comme des requins.

Mais si la dernière fois, Will avait tu sa conscience pour satisfaire son client, il nous montre cet fois un nouveau visage, plus droit et plus combatif, prenant clairement le parti des trois familles ayant perdu leurs enfants dans des manifestations à Homs. Pour nous donner un peu d’espérance, les gentils gagnent. La victoire a pourtant un goût amer: pour une jeune fille sauvée, combien de personnes sont encore écrasées par le régime syrien?

Le reste de l’épisode est lui aussi très bien maîtriser que ce soit la relation entre Caitlin et Alicia, la toujours digne Diane et surtout, Will. Je ne suis pas une fan de Josh Charles en général mais il livre ici une vraie performance en homme courageux mais acceptant aussi les conséquences de ses actes, soient-ils vieux de 15 ans. Sa plaidoirie est terriblement humaine, touchante, révélant un homme derrière l’avocat que j’ai longtemps eu du mal à imaginer. En comparaison, Eli, sa femme et sa maîtresse forment un trio peu amusant et leur légèreté est parfois même un peu choquante. Enfin, je citerai la présence de mon juge préféré, Abernathy et ses 5 minutes de silence.

Encore une fois, The good wife nous interpelle sur les défauts de nos sociétés et prend position concernant des sujets d’actualité. Quelle série peut se targuer d’en faire autant?

3 commentaires

  1. anne -g a dit :

    Ma serie préférée, j’ adore ça capacité à aborder l’actualité avec classe, sans démagogie et surtout ne pas etre pro americain surtout quand on est diffusé sur Cbs. Pas facile.
    J’ adore particulierement cette episode pour kalinda excellente de bout en bout, ça capacité à me faire tirer les larmes juste par son regard devant l’abscence (mort) de samir devant son ordinateur. Anji Panjabi est une excellente actrice.
    De toute maniere tous les acteurs de The Good Wife sont excellents, ce qui est rare de nos jours.

    1. Chambord a dit :

      Le casting est en effet sans faute. Si j’avais encore quelques doutes sur Will Gardner, cet épisode les a balayés avec maestria. Il porte cet épisode. J’aime aussi beaucoup Archie Panjabi, comme Margulies, ce sont deux actrices très en retenue, qualité rare et appréciable, à mon avis.

  2. Tao a dit :

    « Encore une fois, The good wife nous interpelle sur les défauts de nos sociétés et prend position concernant des sujets d’actualité. Quelle série peut se targuer d’en faire autant? »

    Il y a encore quelques saisons, je pouvais te dire Boston legal et Law & order. Des séries qui prenaient position sur des sujets difficiles et cela quasiment à chaque épisode avec des plaidoiries enflammées. Mis à part quelques épisodes, j’ai rarement été impressionné par The good wife dont les scènes de procès sont souvent simplistes. Elle bénéficie par contre d’un bon casting, rien à y redire. Et j’avais aussi beaucoup aimé l’épisode DSK tout en nuance. C’est la force des séries américaines. La production et la diffusion est rapide, elles peuvent ainsi se permettre de surfer sur l’actualité.

Laisser un commentaire

Votre adresse ne sera pas publiée.