The CW: Aujourd’hui et demain

Il ne reste plus qu’un mois et demi avant les upfronts, date à laquelle seront annoncées les programmes de rentrée des cinq grands networks américains. On saura alors quels programmes reviendront et quels programmes arriveront à la place des annulés (même si il est fort probable qu’on sache à peu près tout avant). Pour The CW, le network au chantier le plus important avec NBC, ça sera le 17 mai prochain.
En attendant, il est intéressant de se pencher sur la grille et sur les possibilités pour l’an prochain. Note: au moment de l’écriture de cet article, le sort d’aucune série n’est connue, hormis Les frères Scott qui se termine et ne reviendra donc pas.
Toutes les analyses faites dans cet article le sont d’un point de vue purement audiences et non par rapport à mes goûts. Les scores annoncés sont des moyennes des épisodes diffusés depuis janvier 2012.

The CW aujourd’hui:

Lundi:
20h: Gossip Girl (~ 1.2m de tvsp, 0.5pt sur les 18-49ans)
21h: Hart of Dixie ( ~ 1.5m, 0.6pt).
Le lundi est clairement la soirée la plus faible, potentiellement parlant.Gossip Girl est l’une des séries à la plus faible audience et Hart of Dixie ne fait absolument pas parler d’elle, en plus d’avoir une audience faible pour une première saison.Dans l’idéal, tout le lundi est à revoir. Pourtant, il semblerait que Gossip Girl soit partante pour une ultime saison l’an prochain, le show gagnant de la rentabilité sur d’autres éléments comme le score sur la cible des femmes 18-34 ans, le live+7 ou les ventes à l’international.

Mardi:
20h: 90210 (~ 1.25m)
21h: Ringer (~ 1.15m – The LA Complex à venir)
Avec l’accélération de la diffusion des derniers épisodes de Ringer, son sort semble déjà réglé. La série ne reviendra probablement pas l’an prochain. Pour 90210 par contre, on peut miser sur son retour, la série atteignant cette année les 88 épisodes et se situe donc tout proche de la barre symbolique des 100 épisodes pour une revente en syndication.

Mercredi:
20h: One Tree Hill/ Les frères Scott
21h: America’s Next Top Model.
Les frères Scott sont dans leur final season et ANTM est déjà renouvelée.

Jeudi:
20h: The Vampire Diaries (~ 2.9m, 1.3pt)
21h: The Secret Circle (~ 1.8m, 0.7pt)
The vampire diaries reviendra vu que c’est la meilleure audience de la chaine et la série se permet même de titiller certains jeudis les sitcoms de 20h de NBC. Le cas The Secret Circle est plus complexe. La série reste à l’heure actuelle une bonne audience de la chaine mais en regardant son évolution, c’est assez catastrophique comme chute. La série se permettait tout de même une rétention de 100% de the vampire diaries sur ses 2 premiers épisodes. Depuis, elle a perdu la moitié de cette audience et son audience décline lentement mais sûrement semaine après semaine. Il est fort probable qu’elle soit renouvelée mais dans un autre créneau horaire.

Vendredi:
20h: Nikita (1.7m, 0.6pt)
21h: Supernatural (1.8m, 0.8pt)
Le retour de Supernatural semble acquis. La série est stable, possède de bonnes critiques, des bons éléments du style live+7 et compagnie. Pour Nikita, c’est loin d’être évident. La série est stable et se vend très bien à l’internationnal et va dans la mouvance voulue par le nouveau président de la chaine d’offrir des programmes plus grand public et moins destiné aux femmes et ados. Mais pourtant, son sort est dans la balance. Une autre série pourrait-elle faire mieux dans cette case ? A mon avis, son sort dépendra du nombre de pilotes qui vont convaincre la chaine et de la reconduction ou non de The secret circle que je vois bien revenir dans cette case, si elle revient. (Lire la suite…)

Nikita: Tuer la mère

Il faut bien se l’avouer, la série Nikita est un hymne au Girls Power avec des femmes capables de tenir la dragée haute à leurs partenaires masculins. Qu’il s’agisse du couple Amanda/Percy, Alex/Pierce ou Nikita/Mikael , les deux sexes se battent pour le pouvoir ou se soutiennent avec un respect mutuel. Le seul homme qui l’emporte pour l’instant, c’est , tout simplement meilleur en informatique que Diane.

Pourtant, dernièrement, cette dynamique a été quelque peu atteinte par l’introduction de trois nouveaux personnages. Cassandra d’abord, agent secret du MI6, mère du petit Max. Moi j’aime bien Cassandra. Elle est mignonne et même si ce n’est pas le cas au début, elle montre qu’elle sait se défendre. Son problème pour entrer dans le cœur des fans de la série, c’est le danger qu’elle représente pour le couple phare. Mais son intrigue a été bien menée et elle finit par sortir du paysage pour prendre soin de son enfant après une scène émouvante avec Mikael. Une bonne mère capable de tout pour son fils et avec une fin heureuse.

Ensuite, c’est Carla qui nous arrive du trottoir. Comme le dit Nikita elle-même, Carla a été sa figure maternelle, celle qui l’a aisée à s’en sortir. Le personnage avait un fort potentiel mais comme le dit la série: qui a trahi, trahira. Et ça ne fait pas exception pour Carla qui devient en un épisode la femme à abattre. Dommage. En lui donnant une personnalité un poil plus fine, les scénaristes auraient pu dévoiler un peu plus du passé de Nikita. Heureusement, le boulet disparaît après quelques épisodes et il aura fallu toute la détresse de notre héroïne pour donner un semblant de tragique à cette fin.

Enfin, nous arrivons à celle qui est encore dans la place: Katya Udinov/Semak. Comme pour Nikita, nous avons à faire à une mère qui trahit son enfant plutôt que de la supporter dans ses choix. Sa première rencontre avec Alex est catastrophique, la deuxième, dans la datcha, n’est pas mieux. Le gros problème de Katya, c’est qu’elle n’a pas sa place dans le monde de Nikita. Elle fait confiance à Semak et est sûre d’agir pour le mieux concernant sa fille, puis elle fait confiance à Ari, ce qui est déjà plus douteux, et se laisse « protéger/surveiller » par la Division. Au final, tout ce qu’elle veut, c’est profiter de la vie avec sa fille, sans comprendre les conséquences. Katya pense à sa petite vie alors que sa fille essaye de faire ce qui est juste. En la laissant partir pour Chypre avec Sean, Alex nous débarrasse d’elle. Il sera sans doute bientôt temps de couper le cordon.

 

Mad men : En attendant la pub (5×01)

Mad men est de retour, 18 mois après la diffusion du final de la saison 4. j’ai eu de la chance, ayant regardé la dernière saison durant le printemps de l’année dernière. Mon attente n’a pas été trop longue. J’ai néanmoins eu un doute, le retour de la série attendu comme un événement majeur de la saison allait t’il me satisfaire ? N’allais je pas être déçu ? Le doute est resté les premières minutes avant de s’évanouir. Un joie intense de retrouver tous ces personnages.

Don n’aime que les débuts, mais il tente de s’accrocher à son bonheur éphémère. Dès la fin de l’épisode, il semble acquis que la lune de miel est terminée avec Megan, même si une dynamique différente de celle de Betty et Don s’installe entre eux. Un couple plus équilibré.

Si l’absence de Betty est cruelle, Megan est une parfaite madame Draper numéro 2 (il y en aura d’autres). Sa jeunesse et sa gaieté poussent Don à essayer de nouvelles expériences et l’emmènent vers les années 70. C’est clairement visible lors de la fête d’anniversaire à travers les vêtements, les attitudes des invités et l’envoûtant Zou bisou bisou. La société évolue, les années 50 paraissent lointaine. Au grand dam de Roger, parfait dandy désuet d’antan. Dire que je le détestais dans les premiers épisodes. Dans cet épisode, il est le ressort comique et d’auto dérision idéal. Attention, il ne faudrait pas le voir s’enfermer dans ce genre de pitreries. Sa rivalité toujours vive avec Campbell fait contrepoids et est un délice de bassesses et de mesquinerie.

Pete rappelle le Don des débuts de la série. Une famille en banlieue, retour tard le soir et les aller retours rythmés par le train. Saura t’il éviter les erreurs de son mentor ? Il marque néanmoins des points. Tout roquet arrogeant qu’il est, il a raison à 100% et mérite mieux que le mépris. Mais les privilèges marchent encore pour ceux ayant l’ancienneté et l’argent. Son opportunisme finira par payer. Plus il devine détestable et plus il est fascinant.

Peggy, comme à son habitude est ma favorite. Elle brille par son audace. Face à Don et à ses clients. Son idée de ballet des haricots à la tomate était géniale, mais pas placée au bon moment. Don le lui fait remarquer. Une femme moderne, bien dans son époque. Megan paraît un peu en avance, Sterling, un peu en retard.

Joan ayant un bébé de son patron, c’est un cliché. Comment en serait il autrement, c’est cette génération des sixties qui a inventé le mythe du patron et de sa secrétaire. Don et Roger en ont chacun épousé une en seconde noce. Quoi de plus normal en somme. Les tendres confidences de Joan à Pryce étaient touchantes, enlevant à peine l’image de pervers malsain collant à la peau de l’anglais durant son intrigue portefeuille.

Bref, rien n’a changé au pays des Mad men, mais le changement est néanmoins perceptible. Infime, il est bel et bien présent. Alors je pourrais vous parler de la qualité et du style inimitable de la série. Pourquoi ? On le bassine dans tous les articles pour vous vendre, en pure perte souvent, la série comme un must seen de la télévision. Moi, je dirais simplement que Mad men n’est pas une série snob et inaccessible. Il y a comme un malentendu entre la série et le grand public. Un problème d’image. Assez ironique pour une série sur la publicité. Si elle est appréciée par les médias et ramasse les prix, ce n’est pas un hasard, non ? Et cette saison 5  pourrait être l’occasion de donner un nouvelle chance à la série et la regarder d’un oeil neuf. Laissez vous tenter, si ce n’est pas déjà fait.

Vampire diaries : Les orphelins de Mystic Falls

Depuis la reprise Vampire diaries a la tête dans les choux. Je ne vais rien inventer, ça n’a jamais été une grande série, mais jusqu’à présent je m’étais laissé piéger par sa dynamique. Suivant un épisode après les autres depuis le début de la série. Sans être trop regardant, ça restait amusant.

Mais je commence à éprouver des limites à regarder ces derniers temps. Ça devient terriblement ennuyeux. Tout ça c’est la faute de Klaus ! Et oui encore lui. Quand ça ne va pas, c’est de sa faute. Pourquoi est il parti ? Il avait instauré une bonne ambiance en menant le jeu, sortit Stefan de sa phase moule (sans frites). Et puis catastrophe, l’Original mother a débarqué. Depuis le départ pas très explicatif de Klaus, on doit se refarcir le psychodrame de Stefan en quête de rédemption. Torture ! Ce changement gentil, méchant, gentil est pathétique. Ça se modifie à chaque épisode sans raison. Les frères Salvatore n’ont plus aucune consistance dans leur triangle amoureux avec Elena Gilbert alors que l’on sent poindre au bout du tunnel une possible décision pour la belle lors du final. Choisira t’elle Stefan, choisira t’elle Damon ?  On en pise (de rire) dans nos culottes. Pire que le trio amoureux, la bague maléfique d’Alaric. Le somnifère ultime pour décrocher de la série pour de bon.

Si Vampire diaries est la série la plus en vogue de la CW, je me demande quel est le véritable budget alloué à la série. Le casting explose et on assiste à une magnifique jonglerie des acteurs. Quand l’un est présent, un autre n’est pas là. Ce qui m’agace aussi dans VD c’est l’absence totale de parents. Ce sont tous des orphelins à Mystic falls et s’ils leur restent un parent en vie, celui ci s’en va… genre pour travailler à la Division dans la série du vendredi soir.

Friands de fêtes à gogos, Vont ils nous épargner la remise des diplômes ? Ça ferait un peu ridicule vu qu’on ne voir jamais les personnages principaux (adolescents) en cours. En vérité, les 42 minutes d’un épisode, elles se passent durant le week end. Ça serait une explication plausible.

Bon, je vais arrêter de dire du mal. Un beau commentaire « Si tu n’aimes pas, arrête de regarder » me pend au nez. Calmos, je profite de ce traditionnel coup de mou avant la fin de la saison pour un peu râler sur cette série pas si déplaisante. Qui aime bien, châtie bien. Ne m’en voulez pas trop.

Grey’s anatomy : A quoi ça sert ? (8×08 – 8×17)

Quelle image donne aujourd’hui Grey’s anatomy ? Si ce n’est celle d’une série endormie. La série fonctionne toujours bien. Elle est encore plaisante et sur le terrain des chiffres elle tire toujours son épingle le jeudi soir sur ABC. Mais elle n’apporte strictement plus rien et il semble loin le temps où la série savait créer l’événement. Soit dit en passant, la plupart de ses épisodes « événements » m’ont souvent déçus. Grey ayant toujours été identifié à son couple vedette, on peut revenir facilement vers lui pour tâter le pouls. Et on effectue le même constat, McDreamy et Twisted Meredith c’est aujourd’hui un couple de retraités encroûtés dans leur routine. Leur dernière querelle a été sourde, sans éclats de voix et sans enjeux. Et la situation générale du Seattle grace leur ressemble. Les problème conjugaux d’Owen et Cristina ayant pris le relais ont de la peine à me convaincre. L’univers parallèle exploré dans un épisode paraîtrait presque plus intéressant à suivre.

Peut on aussi encore parler de série médicale quand les malades sont de simples ombres dont on effleure à peine l’existence et les pathologies ?

Et quid de l’enjeu de la fin de la saison ? La femme du chef Weber semble être la pierre angulaire. Souvenez vous de la place d’Adèle dans les saison précédentes et on comprend vite où la série en est à l’heure actuelle.

Pour le reste des personnages, la série reproduit simplement un schéma connu pour Alex, le potentiel d’Avery a disparu aussi vite qu’il n’est arrivé, Arizona et Callie nous claquent leur insupportable bonheur à la figure. Quant à Mark, Lexie, Kepner ou Teddy, ils jouent aux fantômes. Eh oh ! On n’est pas dans American horror story ! Faut se réveiller.

Ne nous méprenons pas, je continue d’aimer et de regarder Grey’s anatomy, mais comme pour d’autres séries, je commence là aussi à me demander pourquoi je regarde encore, si ce n’est le poids de l’habitude. Cela dit, les personnages sont encore assez sympathiques pour ne pas avoir envie de les laisser tomber à  l’aube de ce qui pourrait être en 2013 leur dernière saison.