Retour dans le temps. Guy Lux est le roi des jeu, Mouroussi le roi du JT et JR est la pire des ordures de la télévision. Bienvenue à Southfork, bienvenue dans Dallas. Enfant des années 80, je n’ai jamais aimé Dallas et lui ai toujours préféré sa rivale Dynasty. Plus fun, plus glamour, plus exagérément riche. A un tel point où tout petit, j’avais été traumatisé par l’histoire de la fausse Kristle. Pensez donc, la coiffeuse de ma maman s’appelait Rita et j’avais peur qu’elle la kidnappe pour la remplacer. Un souvenir d’enfance mémorable et l’un de mes premiers frissons d’un futur fan de séries.
Dallas c’est la série increvable. 14 saisons (de 1978 à 1991), 357 épisodes, 2 épisodes réunion (en 1996 et 1998), un épisode préquelle (en 1986). Et une spin off, Côte ouest (Knots landing en vo) qui durera 14 saisons également.
Dallas, c’est plus qu’une série, c’est un mythe télévisuel, aujourd’hui ressuscité. Et on peut considérer cette nouvelle série comme une 15e saison car se situant dans la continuité de la saga. JR, Bobby et Sue Ellen ont vieilli (un peu trop pour Larry Hagman d’ailleurs) et la nouvelle génération issue de Desperate housewives (Jesse Metcalfe, Josh Henderson et Brenda Strong) assure la relève dans la bagarre du pétrole. C’est la vraie force de ce premier épisode. On rentre dans quelque chose de familier, sans pour autant avoir suivi la série (ou de très loin) on n’est pas non plus déstabilisé, ni coincé par le passé des personnages et cela sans nier leurs relations complexes. Ainsi, la série accueille facilement les anciens et les nouveaux téléspectateurs. Et si on prend les récents reboots de série comme Beverly Hills ou Melrose place, Dallas est de très loin supérieur et arrive à recréer son univers sans le trahir, tout en le transposant dans les années 2012.
Mais à la curiosité des premiers instants succède l’ennuie de ces retrouvailles. Les situations ne sont pas neuves, on devine les maigres entourloupes avant qu’elles n’apparaissent à l’écran, quand elles ne sont pas simplement ridicules. La rivalité entre John Ross (le fils de JR) et Christopher (le fils adoptif de Bobby) n’est pas différente de celle d’un teen show basique. A savoir que tout ou presque tourne autour d’une fille. Et à choisir, le machiavélique John Ross est bien plus sympathique à mes yeux. En grande partie car Josh Henderson ne se débrouille pas si mal en petit salopard (il était excellent dans la mini série Over there de HBO) et aussi car Christopher est idéalisé comme le gentil écolo sans saveur que le public se doit d’aimer.
Attention, on se laisserait vite prendre au jeu car la série est très confortable, un divertissement facile et agréable comme pouvait finalement l’être la série originale. Seulement on se trouve à une autre époque, les séries et le soap prime time ont évolué, comme le public. Dallas est lui resté un peu trop fidèle à lui même. Et moi, comme à l’époque de sa diffusion originale, je ne me sens pas concerné par les trahisons familiales des Ewing.



Bonjour Tao,
comme toi, je n’ai pas regardé Dallas mais je connais les personnages par ouï-dire. J’ai beaucoup aimé ces deux premiers épisodes. D’ailleurs, les anciens se taillent la part du lion avec un Bobby vraiment sympathique. C’est clair, il y a les gentils et les méchants mais c’est aussi reposant. Le jeune John Ross est à la fois un petit branleur et quand même je le trouve touchant. Il ressemble d’ailleurs physiquement à JR, ça aussi ça m’a frappé. Les paysages sont aussi superbes et pour l’été, je crois que je vais essayer de découvrir le monde du pétrole. Les intrigues avancent elles aussi assez vite pour ne pas qu’on se lasse trop et puis, il y a Jordana Brewster, mince!