Ennuie total, voilà l’impression laissée par ce final de la saison 5 de Mad men sans la moindre étincelle. Bien sur on n’attend pas du final de Mad men un crash spectaculaire ou un tueur en série débarquant chez Sterling Cooper Draper Pryce. Mais ça manquait un petit plus de classe qui fait de chaque épisode une expérience inoubliable. Et c’est un peu l’impression personnelle laissée par les derniers épisodes. Il y a eu des éléments à polémique sur les choix de Joan et Pryce, mais j’ai trouvé que la série n’allait pas au bout de ses ambitions affichées tout au long de la saison.
Cela jetterait il un froid sur l’ensemble de ces treize derniers épisodes ? Non, bien sur que non. Mad men, ça reste Mad men. Il y a eu de très bons moments, de bonnes idées cette année. La course fascinante et le prix a payer pour Jaguar, le couple Don- Megan et sa dynamique moderne et rafraîchissante. Don a goûté à nouveau au bonheur et cette fin de saison sonne la fin de ses illusions et le cynisme reprend ses droits. Son travail ne lui plait plus autant et son mariage commence à s’effriter, le prix de l’émancipation de Megan. Le dernier plan sur Megan laisse augurer une nouvelle direction pour les Draper. Aurait il déjà fait le tour de sa deuxième épouse ?
L’autre point forts de ses derniers épisodes aura été pour moi l’obsession maladive de Pete pour sa poupée de porcelaine interprétée par la formidable Alexis Bledel. Un rôle aux antipodes de Rory Gilmore et qui lui va à merveille. Beth s’inscrit à la perfection dans le tableau des tragiques héroïnes de Mad men, victime d’un monde contrôlé par les hommes dont elle reste la soumise obéissante.
La seule à ne pas se laisser dicter sa conduite, c’est Peggy. Sa rencontre avec Don au cinéma est pour moi le parfait complément à « The suitcase». Peggy est désormais en tout point l’égal de Don et une saine rivalité pourrait pimenter avec succès la prochaine saison. Ils s’admirent trop pour se détester et je les verrais bien partager un verre tard le soir après avoir bataillé en journée pour un même client. Et je n’arrête pas d’avoir cette image en tête d’une vieille Peggy en tailleur chic fumant cigarette sur cigarette et tyrannisant ses employés au milieu des années 90.
Bon ben voilà. Un final sans doute un poil décevant, mais une saison 5 qui ne l’a pas été, c’est le principal. Peut être le final est il davantage à l’image de l’état d’esprit de Don. En plein doute et vidé après avoir vécu tant de bonnes choses en si peu de temps et où tout porte à croire qu’il pourrait perdre cette petite étincelle de vie.


