Grey’s anatomy: Pratiques éculées (9×01 – 9×10)

Alors que la seconde partie de la neuvième saison de GA a repris, il est sans doute temps de faire le point sur la longévité de la série. J’aime énormément la série depuis un moment avec une nette préférence pour les saisons sans Lizzie, personnage horripilant par excellence. Avec autant d’années et d’épisodes au compteur, il est facile de s’attacher aux personnages. Dans ce sens, Meredith a fait une incroyable percée passant de fille instable à mère de famille comblée. Les autres personnages ont souvent apporté du bon avec une constance agréable. (Lire la suite…)

Vous les femmes, vous le charme…

Alors que s’achevait la seconde saison de Borgen sur Arte la semaine dernière, j’ai repensé au rôle des femmes dans les séries actuelles. On peut dire que les femmes sont les nouvelles héroïnes de la télé. Dans les séries que je regarde, rare sont les fois où les hommes prennent tout le devant de la scène. Les femmes, elles, ne se gênent pas pour occuper la place, reléguant leurs homologues masculin à l’arrière-cour. Dans Once upon the time, on inverse les rôles et c’est Blanche-neige qui va réveiller un prince sympathique mais un peu potiche. Chez les méchants, c’est à nouveau une femme qui prend les rênes. (Lire la suite…)

Alphas : Parish, mais pas pauvre non plus (Saison 2)

Il y a un an, Alphas, petite série estivale divertissante de Syfy, nous montrait qu’elle en avait dans le ventre. Loin de se cantonner aux aventures de nos super-héros, elle ouvrait des pistes de réflexions sur les réactions de la société face à l’inconnu et la zone de non-droit qui se développait autour des personnes non-reconnues par le gouvernement. La fin de la saison mettant en scène la révélation de l’existence des Alphas par le docteur Rosen avec un vrai appel à la tolérance et la radicalisation du mouvement Red Flag derrière la personnalité charismatique de Stanton Parish laissait espérer une saison 2 grandiose.

Malheureusement, la série poursuit ses ambitions de façons trop irrégulières. Il n’y a aucun traitement de l’après-révélation au monde (sauf une ou deux fois) et le manque de confiance entre le groupe de Rosen et les forces du gouvernement est rabâché mais rarement crédible. Après tout, ils veulent tous Parish. Mais il y a beaucoup de bonnes choses aussi, notamment à travers les personnages, nouveaux et anciens. Kat apporte une certaine légèreté à l’équipe malgré une capacité douloureuse, le retour de Skylar reste sympathique grâce à sa connection avec Nina. Cette dernière devient d’ailleurs un personnage vraiment attachant alors que la saison 1 la posait surtout comme la belle fille. La romance entre Rachel et son boyscout (que certains auront reconnu comme le pilote de  »The L.A. Complex ») est elle aussi traitée avec fun et humour. Dommage que Dani ne survive pas à la saison car ses questionnement légitimes et son parcours restent de loin les plus intéressants de la saison. Mais finalement, la série ne serait rien si elle n’avait pas un méchant aussi terriblement attirant que Stanton Parish. Je ne connais pas l’acteur mais il parvient merveilleusement bien à faire passer les doutes et le radicalisme du personnage.

Je voudrais vous parler maintenant de l’épisode final car une fois encore, Alphas réussit à me faire revenir. Ce n’était pas gagné avec Rosen se traînant dans les rues à moitié-mort, décidé à venger la mort de sa fille et Gary complètement paumé entre son ami et sa mère. Mais il y a Parish, décidé à sauver Rosen coûte que coûte alors que celui-ci veut le tuer. Et cette scène finale alors que la machine de Parish a été activée et que tous tombent au sol avec Gary errant dans les couloirs de Grand Central sur l’air de Simon et Garfunkel  »The only living boy in New-York » nous oblige à revenir l’an prochain avec cette question lancinante: Rosen est-il un Alpha ou est-il mort?

Downton abbey: La fin d’une époque (saison 3)

La très belle série anglaise Downton Abbey s’est achevée cette semaine sur une bien belle note. C’est sans doute une première car si on se souvient bien, Lavinia mourrait en fin de saison 2 et Bates, accusé à tort, se retrouvait derrière les barreaux. Ici on retrouve Robert, le comte de Grantham, son héritier et gendre Matthew Crawley l’homme d’affaire et son autre gendre Tom Branson se félicitant, riant, tournés vers l’avenir. Le noble, le bourgeois et le valet réunis sur une dernière image fraternelle. La guerre est passée par là et avec elle, les bouleversements de la société.

Les évènements les plus intéressants sont sans nul doute la banqueroute du domaine et la perte de pouvoir de Robert. Ses investissement hasardeux, son autorité chancelante face à une Edith décidée à choisir son destin et sa fatale erreur conduisant à la mort de sa fille Sybille ont fait chancelé le fier comte. Les scénaristes et Hugo Bonneville ont réussi à rendre touchante cette vision d’un homme qui se bat contre les avancées de son époque, persuadé que le temps devrait resté figé.

Un autre thème difficile à aborder dans les séries historiques mais que Downton Abbey accepte humblement, c’est celui de l’homosexualité et de la prostitution. Il y a une certaine finesse dans le traitement du sujet car tout le monde sait plus ou moins que Thomas est gay mais l’incident avec le jeune Jimmy va mettre le feu aux poudres. Si certains sont réellement écœurés, il est intéressant de voir que ce sont finalement les personnes ayant le plus vécus qui acceptent la chose avec aisance, laissant le jeune Alfred craché son dégoût. Mrs. Hughes joue d’ailleurs un rôle particulier cette saison, montrant son ouverture d’esprit et sa bienveillance aussi bien avec Thomas qu’avec Ethel, la prostituée repentante.

Cette saison 3, bien meilleure que la 2, nous offre le Downton qu’on aime avec des personnages simples et bons, un Thomas et une Miss O’Brienne toujours mesquins et de superbes tenues d’époques. Comme quoi, il n’y a pas forcément besoin de montrer une paire de nichons et des combats de ninja pour que l’émotion soit au rendez-vous, juste du charme anglais, des problèmes à la portée de chacun et des acteurs éblouissants.

Et vous que pensez-vous de Downton Abbey?

The Good wife, the best wife? (4×01 – 4×06)

The good wife a entamé sa quatrième saison sous d’excellents auspices et cela méritait d’être dit! Il faut dire qu’il y a de quoi faire avec la campagne pour le poste de gouverneur de Peter Florrick, l’arrivée du mari de Kalinda, les problèmes de gestions du cabinet et la ribambelle de guest-stars toutes plus cotées les unes que les autres. J’ai toujours énormément appréciée TGW mais je dois avouer que ce début de saison est simplement renversant: un joyau de finesse et d’intelligence. Peu de séries collent à ce point à l’actualité (je pense à Scandal de Shonda Rhimes où on parle pendant tout un épisode du Kurdistan* comme un état avec tous les clichés qui accompagnent les pays finissant par -sthan). Un épisode mettant en scène l’armée et l’impossibilité de traîner les coupables en justice, un autre sur les pratiques douteuses de la police pour faire du chiffre, une critique de google ou encore l’arrestation de manifestants qui dégénère. Le tout avec des affaires plus intimes comme celle de Bishop et son fils ou les histoires de la famille Florrick, rien que du très divertissant. Un bémol, la relation de Kalinda avec son mari. On ne sait pas trop où ça va mais finalement, une relation SM, c’est peut-être ce qui va le mieux à la belle. Un point fort, la campagne d’Eli (enfin de retour dans la course) et Peter et l’histoire de coucherie, tellement facile mais tellement réaliste!

Meilleur épisode:Le 2, le 5 et le 6, comme pour le loto.

Meilleure guest: j’adore Dennis O’Hare et le juge Abernathy mais en fait, ils sont tous toujours très bien utilisés, que ce soit Chenoweth, Peet ou Tierney.

*Le Kurdistan n’est pas un état, c’est une région. Les personnes qui suivent un peu l’info savent que les rapports tendus entre les Kurdes et les Turcs sont à l’origine de beaucoup de conflits dans la zone.