mai
23

Serie finale : House

Cancer is boring, ainsi se termine les aventures du docteur House. Une citation géniale, une dernière pour la route. Comme pas mal de séries avant elle, House restera connue davantage pour ce qu’elle a été plutôt que pour son final. Des bonnes idées en pagaille, mal utilisées pour la plupart et un happy end qui m’a frustré. Si une série grand public pouvait se terminer mal ou au moins de façon douce amère, c’était bien House. La production en a décidé autrement et aussi frustré que je puisse être, House et Wilson traçant la route tels Dennis Hopper et Peter Fonda, ça avait de la gueule.

Et ensuite me dirait vous ? Ça n’a pas beaucoup d’importance, autant partir sur une bonne note. Une série au fond ce n’est pas fait pour nous déprimer. Quoi que j’aurai bien voulu. Je fais partie de ses téléspectateurs qui restent marqué par un épisode s’il m’a scotché et j’aurai aimé être suivi par cet épisode durant des jours, j’y repenser encore et encore. Un peu triste, ça ne sera pas le cas.

Revenons sur ce qui fâche. Le final de House prend l’option de l’épisode déstructuré comme ce fut le cas à plusieurs reprises au cours de ses 8 saisons. Ce n’était peut être pas la meilleure idée. Le patient reste inachevé. Pourquoi House l’a t’il suivi ? Pourquoi est il tout à coup si important pour House ? Parce qu’il est un junkie comme lui ? Parce qu’il a du mal à accepter la future mort de Wilson ? Oui et alors ? L’histoire n’a pas de sens et encore moins le dernier comportement borderline de House qui n’a pas fait des flammes.

Les retours de Kutner, Amber et Cameron, je peux comprendre l’envie de revoir une dernière fois les personnages. Bien que ce n’était pas essentiel. Après une saison de Once upon a time, revoir Jennifer Morrison en Cameron m’a fait un choc. On ne dirait pas la même actrice et si j’aimais pas le premier supporter du personnage, ça m’a fait plaisir. Mais remplacer Cuddy par Stacy s’apparente pour moi à une trahison. Ok, il y avait les contraintes des scénaristes. Lisa Edelstein ne désirait pas revenir, blablabla. Il suffisait de filmer une actrice de dos avec une perruque et on aurait compris. Notez, ils l’ont bien fait pour la seconde femme de Taub alors pourquoi pas immortaliser Cuddy une dernière fois, au moins lors des funérailles de House ? Ce dernier pied de nez du doc trompant la mort était amusant.  Bien que trop prévisible. House ne pouvait disparaître comme ça, sans panache.

Au final, que retenir de la dernière saison ? J’ai envie de dire rien. Une année pantoufles, sans prise de risque. House aura tout vécu pas mal d’aventures, y compris celle de trop. Seul le cancer de Wilson a apporté une lueur dans les ténèbres (un comble) et on n’a pas osé aller au bout de l’idée. House sorti de prison, sur la tombe de son meilleur ami pour un ultime « Sorry, Wilson », ça aurait pu être une meilleure image de fin. Trop sombre, oui. Et ça m’aurait plu.

Quoi qu’il en soit, House restera un personnage unique, hors norme, une icône de la télévision. Insolent, rebelle jusqu’à la dernière seconde et c’est de cela dont je veux me souvenir. Goodbye asshole.

mai
22

Game of Thrones: La guerre des 5 rois (2×02 – 2×07)

Et nous revoilà avec un article. Ma faute, j’ai loupé la mi-saison, persuadée qu’il y avait 12 épisodes et pas 10. Alors, quoi de neuf dans le beau monde de Westeros et quels enjeux pour le season final? J’avoue que la saison est passée vite mais je suis moins accroc cette année que l’an dernier, peut-être à cause de la nouveauté. Bref, les intrigues avancent mais pas toujours de façon pertinente à cause de la multiplication des personnages et des lieux.

Retour déjà sur l’exposition de la saison qui a duré 3 épisodes. J’avais terminé l’épisode 1 avec une certaine défiance vis-à-vis des nouveaux car Stannis et sa sorcière ne m’avaient pas convaincus. Ils passent mieux maintenant, ayant révélé leur potentiel de nuisance mais finalement, les autres sont plutôt intéressants. J’aime bien Nathalie Dormer, alias l’actrice qui montre ses seins (ben oui, dans The Tudors et là dans GoT, elle n’a pas grand chose à cacher!). Les rôles de princesses ambitieuses sont taillés pour elle! Avec la mort de Ned et Khal Drogho la saison dernière et de Renly cette année, on nous offre quand même des hommes pour nous faire rêver avec le ténébreux assassin Jaqhen et Robb le roi du Nord qui a un cœur d’or (notez la rime!). Pour ceux qui aiment les femmes de tête, il y a l’incroyable Brienne de Torth. Je crois que je suis tombée amoureuse en la voyant retirer son heaume. Je ne sais pas où ils ont trouvé cette actrice mais maintenant, j’en attend beaucoup d’elle.

Pour en revenir aux anciens, les scénaristes surfent sur la vague de Tyrion. Le nain le plus cool de télé (depuis que le magicien n’est plus;) réussit à toujours se positionner entre gravité et humour. Daenerys accélère après un départ mou du genou et les Stark défendent encore et toujours l’honneur avec un grand H. Un invité surprise s’est cependant taillé la part du lion. Qui aurait cru que Theon Greyjoy, le chaud de la b***, trouverait cette saison grâce à mes yeux. Son évolution est compréhensible et bien amenée car traitée lentement, elle atteint son paroxysme après 2-3 épisodes. Du coup, pour trouver le maillon faible, suivez mon regard, vers le nord. Non, pas le petit Bran, parce que Chambord ne s’en prend jamais aux enfants, mais bien Jon Snow. Comme on dit chez nous, il est mignon mais il a pas inventé la poudre. Comme les scénaristes ne peuvent pas le montrer en train de lutiner, ils se sont défoulés avec Ygritte, la petite nouvelle qui n’a que ce mot à la bouche. Ce n’était d’ailleurs ni drôle ni sexy. Un peu d’action au-delà du mur serait bienvenue. Je parlais de Bran mais c’est en fait sa sœur Arya qui vole la vedette aux autres enfants Stark grâce à sa relation avec Tywin. Leurs scènes sont juste excellentes!

Pour cette première partie de saison, les points forts et les points faibles de la séries commencent à transparaître après une première saison presque sans faute. Les points forts restent les mêmes: le très bon casting, les paysages et les costumes (sauf la robe barbie de Daenerys depuis son arrivée à Qarth), les intrigues de la cour et les dialogues efficaces. Le gros point faible, c’est la multitude de personnages et leur gestion. Il est bienvenu à mon avis de concentrer un épisode sur les intrigues à faire avancer, quitte à virer de l’écran pour une semaine certains personnages moins pertinents. Le rythme en souffre beaucoup et les intrigues qui devraient avancer se noient dans la masse, perdant de leur côté épique.

La série reste agréable à regarder, captivante à bien des niveaux mais il faut se recentrer un peu. Les initiatives de regroupement (Tywin/Arya, Theon/Bran) ou les suppression de personnages sont les bienvenues si elles permettent d’alléger le rythme. J’ai d’ailleurs réalisé une petite liste des personnages qui devraient mourir d’ici le season final. C’est une sélection personnelle, pas besoin d’être d’accord, je vous invite à faire de même!

  • Joffrey (lui, s’il y passe pas, j’enverrai de l’anthrax à son acteur)
  • Cersei (non, ce n’est pas la prière d’Arya)
  • Stannis empoisonné par sa sorcière
  • Mélisande brûlée par son roi
  • Theon (on est au bout du personnage, il n’y a pas de retour possible pour lui)

 

mai
21

Season finale : Once upon a time

Une semaine après le final, je peux remercier ce dernier épisode de la saison de Once upon a time. Il m’a aidé à prendre une décision, je ne suivrai pas la série à la rentrée. La faute à un million de petits détails déplaisants. En premier le sourire d’Henry, mort il sourit encore ce gamin. Tuez le, tuez le ! On l’a fait et l’amour vraie d’une mère l’a ressuscité. Tuer Henry aurait eu un effet double. Une délivrance et une preuve d’audace.

La première saison n’a pas arrêté de traîner les pieds pour ne pas avancer, Emma se refermant jusqu’à l’absurde pour ne pas croire à l’univers des contes de fées. Et en deux secondes, la voilà détentrice d’un passé qu’elle n’a pas elle même vécu, elle bouscule la méchante reine dans la réserves (pas à la lesbian-style) et combat de la manière la plus ridicule possible un dragon. Non, mais vous avez vu la tête de Jennifer Morrison face au dragon ? C’était à mourir de rire. Cinq ans passées dans l’ombre d’un acteur comme Hugh Laurie et elle n’aura rien appris de lui. Une honte. Ce qui me fait lâcher la série est finalement assez simple. Du premier au dernier épisode, on n’a pas avancé ou alors si peu. La méchante reine a envoyé tout ce beau monde amnésique dans notre monde, aujourd’hui ils se souviennent de qui ils sont. Point. Et on ignore tout des motivations ultimes de la malédiction qui n’était pas si compliqué à briser, ni si diabolique… les habitants de Storybroke n’avaient pas l’air si malheureux avant l’arrivée d’Emma. Ils avaient juste oublié leur vraie nature.

J’ai sans doute un esprit tordu mais, au fond la plus sympathique c’est la reine. J’ai eu le cœur brisé de la voir pleurer. Elle aimait vraiment Henry et c’est sans doute cela le vrai drame. Une personne incomprise, voilà qui elle est, piégée dans son rôle de méchante, forcément stéréotypée de contes de fées.

mai
19

Que retenir des upfronts ?

Durant cette semaine, on a été bombardé d’informations sur la saison prochaine des networks américains. FOX, ABC, CW, CBS et NBC ont essayé de crée l’événement à leur manière. Pour faire le tri, voici un rapide aperçu des informations « majeures » à retenir de cette semaine de présentations des grilles d’automne.

Les sitcoms en force. Les comédies d’une demie heure représentent d’un quart, à un tiers des grilles, parfois un peu plus. Chacun des quatre grands networks (sans la CW) ont un bloc sitcom par semaine, voir plusieurs en combinant des sitcoms en première partie de soirée, suivi par un drama. Conclusion, on devrait beaucoup rire cette année. Et ça devient un vrai challenge pour nos chaînes nationales qui piochent allégrement dans les productions US sans toucher aux sitcoms ou alors uniquement pour les après midis.

La disparition de Desperate housewives et le succès de Revenge a redonné aux networks américains le goût du soap. Reine dans le domaine, ABC qui a prévu Nashville, Mistress ou dans un genre teinté de fantastique, 666 park avenue. NBC se contentera de Infamous dont l’idée n’est pas sans rappeler Revenge.

Malgré les échecs successifs, les grands concepts ont toujours la cote et chaque network en veut un morceau. Revolution, Last resort, Zero hour. Des mystères, des énigmes, du suspense et de l’adrénaline. Tiendront elles le coup ? Très peu ont su conquérir un public fidèle depuis que Lost a « tué le genre » en multipliant les questions sans réponses.

Folie des programmateurs, il y a encore un an, les remakes et les period drama sont les grands absents. Le genre a en effet connu de nombreux échecs et non des moindres. Si on veut à nouveau imposer une modernisation d’une ancienne série ou une série se déroulant dans le passé, il faudra revoir sa copie et innover. Seul essai, Mistress adapté d’un concept anglais assez méconnu chez nous.

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mai
18

Season finale : Grey’s anatomy

Attention réactions à chaud, quelques minutes à peine après avoir vu le final de la saison 8 de Grey’s anatomy.
Ras le bol des catastrophes en fins de saisons ou ailleurs. Le crash du ferry, la bombe, la fusillade, l’accident de voiture, le bus qui a percuté George. Sans parler des patients extraordinaires par milliers. Et aujourd’hui le crash d’avion façon Lost.
Les enjeux de la fin de la saison 8 de Grey’s anatomy étaient déjà bons sans rajouter ce crash d’avion ridicule. Il y en a marre de cette facilité scénaristique pour créer l’événement. Cristina a raison, il faut quitter le Seattle grâce. Comme la résidence de Melrose place ou Wisteria lane, ça devient un lieu maudit où il ne fait pas bon vivre. Le nom des acteurs résignés ayant été dévoilés, il suffisait de les repérer pour savoir qui allait ou pas mourir en fonction de leur immunité. Le choix de la grande faucheuse se porte sur Lexi. Pourquoi elle ? Elle n’avait jamais fait de mal à personne et on avait ravivé depuis peu sa romance impossible avec Mark. Lui aussi en mauvais état, mais il devrait survivre, comme Arizona dont on fait finalement peu de cas. J’ai envie de dire dommage car quitte à crée un crash d’avion autant y aller au carnage de supprimer 2, 3 personnages d’un seul coup.
Donc no more Lexi. A croire que la sœurette servait uniquement de roue de secours en cas de désistement d’Ellen Pompeo dans le rôle titre. On comprend aussi mieux la soudaine mise en avant d’April qui va désormais remplacer Lexi au rayon romance compliquée dans un triangle amoureux inédit : Moi, Abdos boy et Jésus.
La partie habituelle n’avait pas grand intérêt, on attendait avec angoisse le moment où le reste des troupes allait apprendre le crash. Ce n’est jamais arrivé. Dans l’ignorance, ils affichent leur bonheur. On se roule sur le lit comme une salope ou on se crie dessus entre amis car au fond on s’aime bien.
Non mais sérieux, il y avait bien d’autres façons de clôturer cette bonne petite saison de Grey’s anatomy à la fois mature et zen sans être ennuyeuse. Les drames, ça commence à faire beaucoup, beaucoup trop.

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