Cancer is boring, ainsi se termine les aventures du docteur House. Une citation géniale, une dernière pour la route. Comme pas mal de séries avant elle, House restera connue davantage pour ce qu’elle a été plutôt que pour son final. Des bonnes idées en pagaille, mal utilisées pour la plupart et un happy end qui m’a frustré. Si une série grand public pouvait se terminer mal ou au moins de façon douce amère, c’était bien House. La production en a décidé autrement et aussi frustré que je puisse être, House et Wilson traçant la route tels Dennis Hopper et Peter Fonda, ça avait de la gueule.
Et ensuite me dirait vous ? Ça n’a pas beaucoup d’importance, autant partir sur une bonne note. Une série au fond ce n’est pas fait pour nous déprimer. Quoi que j’aurai bien voulu. Je fais partie de ses téléspectateurs qui restent marqué par un épisode s’il m’a scotché et j’aurai aimé être suivi par cet épisode durant des jours, j’y repenser encore et encore. Un peu triste, ça ne sera pas le cas.
Revenons sur ce qui fâche. Le final de House prend l’option de l’épisode déstructuré comme ce fut le cas à plusieurs reprises au cours de ses 8 saisons. Ce n’était peut être pas la meilleure idée. Le patient reste inachevé. Pourquoi House l’a t’il suivi ? Pourquoi est il tout à coup si important pour House ? Parce qu’il est un junkie comme lui ? Parce qu’il a du mal à accepter la future mort de Wilson ? Oui et alors ? L’histoire n’a pas de sens et encore moins le dernier comportement borderline de House qui n’a pas fait des flammes.
Les retours de Kutner, Amber et Cameron, je peux comprendre l’envie de revoir une dernière fois les personnages. Bien que ce n’était pas essentiel. Après une saison de Once upon a time, revoir Jennifer Morrison en Cameron m’a fait un choc. On ne dirait pas la même actrice et si j’aimais pas le premier supporter du personnage, ça m’a fait plaisir. Mais remplacer Cuddy par Stacy s’apparente pour moi à une trahison. Ok, il y avait les contraintes des scénaristes. Lisa Edelstein ne désirait pas revenir, blablabla. Il suffisait de filmer une actrice de dos avec une perruque et on aurait compris. Notez, ils l’ont bien fait pour la seconde femme de Taub alors pourquoi pas immortaliser Cuddy une dernière fois, au moins lors des funérailles de House ? Ce dernier pied de nez du doc trompant la mort était amusant. Bien que trop prévisible. House ne pouvait disparaître comme ça, sans panache.
Au final, que retenir de la dernière saison ? J’ai envie de dire rien. Une année pantoufles, sans prise de risque. House aura tout vécu pas mal d’aventures, y compris celle de trop. Seul le cancer de Wilson a apporté une lueur dans les ténèbres (un comble) et on n’a pas osé aller au bout de l’idée. House sorti de prison, sur la tombe de son meilleur ami pour un ultime « Sorry, Wilson », ça aurait pu être une meilleure image de fin. Trop sombre, oui. Et ça m’aurait plu.
Quoi qu’il en soit, House restera un personnage unique, hors norme, une icône de la télévision. Insolent, rebelle jusqu’à la dernière seconde et c’est de cela dont je veux me souvenir. Goodbye asshole.





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