Fêtes des pères, fêtes des mères en séries

J’avais loupé la fête des mères. Je ne raterai pas la fête des pères sur le blog. Pour célébrer aujourd’hui cette tradition familiale en Belgique (et dans une semaine un peu partout dans le monde), je vous dresse un petit tableau des pères, mais aussi des mères dans les séries télé. Les pires et aussi les meilleurs.

La fête des mères :


Nora Walker (Brothers and sisters) : Nora, c’est l’archétype de la mère des séries télés. Présente, un peu trop envahissante dans la vie de ses enfants, agaçante, cordon bleu au frigo magique qui ne désemplit pas. Et puis Sally Field quoi ! Sally Field !

Virginia Chance (Raising hope) : Elle pourrait être la plus intelligente de la bande. Un bon sens de la répartie et du sarcasme n’auront pas été de trop pour élever son fils… et son idiot de mari du mieux qu’elle a pu. Avec tendresse et les meilleures intentions du monde. Virginia aime aussi sa petite fille sans condition. Un joli portrait de maman et elle n’a pas oublié d’être drôle. (Lire la suite…)

Focus : Michael B. Jordan, profession quaterback

Ce lundi soir, le patient de House était Michael Jordan… enfin Michael B. Jordan pour être honnête. C’est sans conteste l’un de mes coups de cœur de ses dernières années concernant les acteurs de séries. Découvert courant à 100 à l’heure devant les flics en ouverture de la saison 4 de Friday night lights, j’étais loin me douter à quel point Vince Howard allait réussir à me bouleverser. Comme lorsqu’il demandera, des sanglots dans la voix, à sa mère s’il est si mauvais que ça pour qu’elle continue à se réfugier dans la drogue. Avec cet épisode (4×10 –I can’t) il est devenu pour moi l’un de mes personnages préférés de la série. Un jeune homme élevé à travers les coups durs de la vie, qui a réussi grâce au coach à prendre son destin en main. Dès la fin de FNL, on le retrouve dans un rôle assez similaire mais encore plus touchant dans Parenthood. Dans le drama familial de NBC, il sera Alex, un ancien SDF qui arrive à séduire Haddie sous l’œil méfiant des parents Braverman. Là encore, je retiens une scène clé en compagnie d’une femme. Sa dernière apparition dans la série, lorsqu’il remerciera Christina la mère d’Haddie pour lui avoir ouvert la porte de sa famille et fait confiance. Sa participation à House fut bien moins mémorable. Il n’est pas différent des autres malades de la série. Okay, il était émouvant sur la fin, sans être hyper convainquant en aveugle. Mais le passage sur un lit d’hôpital était un bizutage obligatoire. Avec un peu de chance, il rejoindra à la rentrée la série médicale County, pour une troisième collaboration avec Jason Katims. Good luck !

Nos chers disparus

Non, ce n’est pas le titre funèbre d’un article post Halloween. Je vais plutôt vous parler d’un phénomène assez courant dans les séries, le départ d’un acteur de sa série. Le départ d’un personnage important ou secondaire est toujours un moment spécial et/ ou émouvant. Je connais d’ailleurs des « spécialistes » regardant uniquement une série quand il y a un mort. Pour se prémunir de ces départs inopinés, les studios ont trouvé une technique infaillible. Ils font généralement signer aux acteurs principaux des contrats de sept ans dès le début de la production d’une nouvelle série. Certes, ceux ci sont renégociables, modulables et personnalisés. Mais ça peut être aussi une arme en béton. Dès la saison 3, Michelle Williams clamait vouloir quitter Dawson’s creek. Elle y restera encore trois saisons jusqu’au terme de la série.

Si ce départ arrive assez tôt dans la série, celle ci arrive souvent par rebondir. Ça permet d’amener du sang frais et de changer un peu la dynamique en cours. Ce n’est pas plus mal. Par contre si ce départ arrive après 5, 6, 7 saisons, on peut voir cela comme les premiers signes de l’apocalypse pour la série en question. Elle pourra encore vivre quelques temps, mais rien ne sera plus jamais pareil. Et souvent un tel départ s’accompagne d’une baisse d’audience et de qualité, au moins le temps d’un réajustement. Ainsi le départ de Rob Lowe a précipité la dernière et funeste saison de Brothers & sisters dans les abîmes. De la même façon, en quittant le bateau Lisa Edelstein a condamné House à brève échéance. On ne peut pas les blâmer. Sentant le vent tourner en coulisses, ils ont préféré tenter leur chance pour rebondir avant le naufrage. Un plan de carrière pas si illogique. Le show business c’est un business comme un autre.

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Emmy awards 2011 : Mes réactions

Incroyable performance de Mad men hier soir lors de la soirée des Emmy awards. Mad men remporte un nouveau trophée de la meilleure série dramatique pour la quatrième année consécutive. La concurrence était importante et Mad men partait presque en qualité de challenger face à Boardwalk empire, la série de Martin Scorsese. Pour certains, la liste des récompenses pour la série phare de AMC, ça commence à faire beaucoup. Place aux autres pourrait on dire. Ce n’est pas faux. Mais ce serait balayer d’un revers de la main l’extraordinaire travail d’écriture et de réalisation de la saison 4 de Mad men sous prétexte qu’elle a déjà gagné. La plus grande force de la saison 4 de Mad men aura été pour moi de rendre la série plus accessible, notamment grâce l’humour et à la transformation progressive de Don Draper qui trouve dans cette dernière saison une sorte de rédemption en accédant à un vrai bonheur. Et cela sans rogner sur la qualité de la série toujours au rendez vous. Alors oui, il y a les jaloux et les déçus. Tant pis pour eux. Mad men est une grande série, point.

Là où les Emmys mettront tout le monde d’accord, c’est concernant les deux trophées de Friday night lights et non des moindres. Meilleur scénario pour le final de la série « Always » et meilleur acteur dans une série dramatique pour Kyle Chandler. Une revanche pour une série souvent sous estimée dans les audiences, chouchoute de la critique aux USA et passée carrément sous silence en France. Ces prix étaient inespérés pour FNL et la surprise encore plus belle.  Extraordinaire car je vois en ces récompenses, un prix accordé à l’ensemble de la série et au travail réalisé durant cinq saisons. Clear eyes, full hearts, can’t lose.

Questions/ Réponses

Deuxième article des questions/ réponses. Je vous remercie d’y avoir participé. L’exercice est sympathique, c’est comme un moment de détente de répondre à vos petites questions. N’hésitez pas à continuer à m’en envoyer via Formspring ou par mail.

Un anonyme demande : Quelle série du même genre peut concurrencer Burn notice ?

Je ne suis pas régulièrement Burn notice, j’ai suivi un peu au début. C’est sympa, juste un peu trop répétitif pour moi. J’aime le style old school très années 80 de Burn notice. Ça lui va bien, sans la rendre ringarde. Pour une série pouvant la concurrencer, je dirais White collar.

@Interligne demande : Pour quel personnage de série TV penses-tu avoir le plus d’estime, de respect, par rapport à ses qualités, ses principes, sa manière de penser, etc. ?

Le coach Eric Taylor (Friday night lights). C’est fondamentalement un homme bon et honnête qui reste fidèle à ses principes. Il aime profondément sa famille, son équipe de football, sa ville. Et s’il est parfois dur et exigeant, c’est avant tout par amour pour ses proches. Je ne suis pas un sportif dans la vie, mais j’admire sa philosophie de vie. En même temps, il n’est pas le gentil héros toujours souriant et de bonne humeur. Ça en fait un personnage très réaliste. Il pourrait être un voisin.
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