Music for the masses

La musique et les séries. Voilà une thématique intéressante. Les chansons ont pris une part grandissantes dans les séries du petit écran. Elles accompagnent les grands moments dramatiques, soutiennent l’action par leur rythme.  Pour y être à jamais associées. Je pense à How to save a life. On pense immédiatement à Grey’s anatomy en écoutant ce titre à la radio. Encore plus que dans les films, la BO des séries me paraît être un enjeu essentiel car comme le veut l’adage, le télé entre chez les gens et fait partie la vie de tous les jours. The OC et One tree hill ont ainsi aidé à la renommée de nombreux groupes et façonné les goûts d’une certaine jeunesse pour la scène indé américaine en choisissant avec soin une bande son pop rock. Dawson avait aussi une bande son particulière et aujourd’hui encore en écoutant certains nouveaux titres, je me dis qu’ils auraient bien convenu à la série. Même une série comme Sons of anarchy à l’allure très brutale ne résiste pas à la musique pour adoucir les mœurs dans de magnifiques séquences d’intro ou de conclusion. Y compris quand Katey Sagal pousse la chansonnette. A l’heure actuelle, on est aussi très loin des séquences musicales de remplissage d’Alerte à Malibu où ces intermèdes n’avaient rien à voir avec l’épisode en question. Aujourd’hui la musique joue presque un rôle à part comme les décors, les dialogues. (Lire la suite…)

Personnages secondaires : Petits rôles, grands acteurs

Les personnages secondaires, les séries ne seraient rien sans eux. C’est bien joli de jouer les héros au premier plan, mais j’ai toujours eu une préférence pour ces seconds rôles. Allant jusqu’à râler quand on ne les voit pas assez souvent ou carrément absents le temps d’un épisode. Être le gentil, c’est bien beau. Ça peut aussi devenir carrément ennuyeux car les personnages principaux, on les connaît par cœur. Au fil des années, on sait comment ils vont réagir et on aime aussi quand on sait prédire leur comportement. Ça fait partie du jeu.

Les rôles secondaires sont donc davantage imprévisibles et on peut se permettre davantage de fantaisie avec eux. L’exemple auquel je pense est Nolan Ross dans Revenge. Compère délirant d’Emily Thorne, aux remarques drôles et au comportement décalé. Sans parler d’une étrange garde robe. Il est un peu le Robin d’Emily Vendetta. Stiles a, lui, fini par voler la vedette à son meilleur ami Scott dans Teenwolf. Plus malin, plus drôle et surtout meilleur acteur. Il a fini par atteindre des sommets de popularité chez les téléspectateurs de la série de MTV. C’est aussi en apparaissant le temps d’une réplique lunaire par épisode que Britanny a réussi à créer le buzz dans Glee. Ryan Murphy n’a évidemment pas résisté très longtemps avant de l’utiliser davantage. (Lire la suite…)

Ma semaines séries

Reprise de ma semaine séries après quelques semaines d’absence. Ces derniers jours auront été l’occasion de nombreux retours et nouveautés. Pour rappel, ma semaine séries, c’est un focus sur les remarques, impressions, critiques des épisodes vus durant les 7 derniers jours et classés selon un ordre de préférence.

Les drames :

  • Sons of anarchy 5×03 Laying pipe :

Une triste première place pour Sons of anarchy. La saison 5 s’annonce comme la plus sombre. La mort d’Opie était d’une cruelle violence et les images me hantent encore. La vengeance de Jax  devrait faire mal, au risque qu’il en perde son âme. Très content de revoir Drea De Matteo, j’aimerai bien la retrouver en régulière dans la série. Elle a une présence folle.

  • The LA complex 2×12 Xs and Os / 2×13 Don’t say goodbye :

Deux derniers épisodes pour clôturer la saison des canadiens de Californie. La bande du Lux motel va me manquer et aura su créer sur moins de 20 épisodes un vrai univers à elle et des personnages forts, tout en s’affranchissant de son modèle US, Melrose place. (Lire la suite…)

Glee : New York state of mind (4×01 Season premiere)

La saison séries recommence lentement et je n’ai pas su résister à l’appel du season première de Glee. Pas dans l’idée de redonner une chance à la série, plus dans l’esprit de lui dire bonjour en passant. Je ne regarderai sûrement pas la suite à la pleine saison.

J’ai lâché la série début 2012, j’ai un vague souvenir de l’affreuse vidéo de Noël en noir et blanc et puis le trou. J’ai oublié la série dans l’indifférence… Et ensuite me revoilà, comme si je n’avais jamais quitté la série. J’ai trouvé ce nouveau départ assez réussi dans l’ensemble. C’était moins creux, plus posé et moins hystérique. Il y a de vrais interrogations, (enfin) de vraies histoires et de chouettes clins d’œil à la série sans donner l’impression de vulgaire redites. Ce serait un grand mot, mais la série a gagné en maturité dans ce nouvel épisode, partagé entre les aventures new-yorkaises de Rachel et la vie du lycée de McKinley. Finalement, Kurt et Rachel auront leur spin off à l’intérieur de la série.

Dans les nouveaux, il y a du bon et il y a du Glee. Marley est une girl next door accessible, à la différence de Rachel Berry la diva. Le jeune new-yorkais est une version moins concon de Finn. On pourrait y gagner dans ces échanges. J’ai halluciné en voyant débarquer le clone «shemale» de Mercedes. What the fuck ! ? ! Le bad boy chanteur n’avait pas besoin d’être le frère de Puck. Il a déjà un bon potentiel et une belle voix. Kate Hudson est très bien en prof de danse. A la fois dure avec les nouveaux et sympa avec son ancien assistant. C’est son rôle, on évite ainsi la caricature de la vilaine prof. Whoopi Goldberg fait de la figuration. Assez dingue pour une actrice ayant été au plus haut.

Si la série suit une évolution, il ne s’agit pas d’une révolution. Glee est toujours la série de Rachel et de Blaine. Ça ne change pas, ils se partagent les meilleurs morceaux et laissent des miettes aux autres. Les fans de la série ne devraient donc pas être déstabilisés par ce passage délicat du lycée à l’université. Si Glee continue de gagner en profondeur, elle pourrait enfin devenir un show musical digne de ce nom et pas uniquement un plan marketing.  Je serais presque tenté de la garder sous le coude pour les weekends pluvieux de l’automne. So, call me… maybe.

Next: The Beauty and the beast, La bête et la bête

Durant ce mois d’août, Tao vous propose de vous plonger dans les nouveautés qui lui ont tapé dans l’œil (pour de bonnes ou mauvaises raisons) pour la rentrée 2012. Je me suis senti obligé d’intervenir pour parler de The CW, sinon ce network aurait été passé sous silence. Et cette semaine, place à la romance avec The Beauty and the beast.

L’inspecteur de la police de New York Catherine Chandler rencontre Vincent, un homme spécial, capable de devenir une véritable bête quand il s’énerve et qui l’a sauvé 9 ans juste après que sa mère fut tuée sous ses yeux. Maintenant, elle le protège et il l’aide à enquêter sur les raisons du meurtre de sa mère …

Kristin Kreuk, la star de Edgemont et Smallville, est de retour à l’écran dans cette nouvelle adaptation de la belle et la bête. Et ce qu’on peut dire à la vue de trailer, c’est que la romance sera bien présente, peut-être même plus que l’aspect cop show et je ne vais pas m’en plaindre. Question crédibilité, on a casté mieux en inspecteur que miss Kreuk. Mais ce n’est pas grave. On ne regarde pas une série comme cela pour le coté policier, comme on ne regardait pas Smallville pour la description pointue et précise du métier de journaliste. L’important, c’est de voir les deux héros se tourner autour, prêts à s’avouer leur amour mais sans le faire non plus sinon la série est finie.

Et là, je plains quand même Kristin. 7 ans à ne pas conclure avec Clark et elle obtient à nouveau le même type de rôle. Elle a même des dialogues très proches à la défunte série super héroïque (ici: « you’re not a man, you’re a super hero » et dans le pilote de Smallville: « so what are you ? man or superman ? »). Mais au moins, elle n’aura pas à attendre la saison 9 pour botter les fesses des méchants, c’est déjà ça. Et la scène du métro s’annonce déjà culte à ce sujet. Elle devrait s’imposer comme un emblême du second degré bien fun. Rien dans les trailers n’incite à regarder  The Beauty and the beast comme autre chose qu’un gros guilty pleasure, à voir au second degré pour bien rigoler: la scène du métro, les gros clichés de la romance, les répliques écrites à la plume encore sur le poulet, l’horreur des décors fonds vert des flashbacks en Irak, le manque de direction claire pour la série … Elle pourra même peut-etre faire un bon gros drinking game (un verre à chaque fois qu’il s’énerve sans raison ou qu’il grogne ^^).
Néanmoins, ce format de série peut s’imposer sur la grille, surtout après la locomotive Vampire Diaries qui repose sur les mêmes ficelles de la romance impossible. Malheureusement, il faudra face face à la concurrence de Grey’s Anatomy, solidement ancrée pour attirer les amateurs de romance, Glee pour les drinking game et le rouleau compresseur ultra efficace qu’est Person of interest (il reste les sitcoms de NBC mais elles ne font concurrence à personne). Ca va quand même être difficile pour que The beauty and the beast réussisse à faire son trou, fidélise un public suffisament nombreux et soit capable de se renouveler au délà d’un pitch de téléfilm.