2012 : Le pire, le meilleur

Youppie, nous avons survécu à la fin du monde. En fonction de votre lecture nous serons toujours en bloqué en 2012 ou déjà en 2013 à attendre la suite de Game of thrones, de Girls et l’arrivée du nouveau Messie Kevin Bacon dans The following. Je ne suis pas l’homme des rétros, je n’aime pas ça en général. Je me suis néanmoins plié à l’exercice en essayant de vous livrer en pagaille et dans le désordre le pire et le meilleur de 2012 ou ce dont je me souviens. Attention, risque de gros morceaux de spoilers à l’intérieur. (Lire la suite…)

Harry’s law, pourquoi ça n’a pas fonctionné ?

Vu la date avancée de l’article, vous l’avez remarqué, moi aussi j’avais lâché Harry’s law en cours de route. Rien à voir avec la qualité ou les défauts de la série. Comme on dit, j’avais autre chose de plus urgent à regarder et la série n’étant pas au cœur de l’actu, je pouvais la garder pour l’été. Comme l’an dernier où j’avais découvert la saison 1. Passée par le petit trou pour une deuxième salve d’épisodes, Harry’s law et son public des maisons de retraite n’ira pas plus loin. Est ce dommage, est ce justifié ? Un peu des deux. Harry’s law c’est du David E. Kelley paresseux. La série a beau exceller par moments, on y retrouve les ressorts typiques du créateur. C’est terrible, car on veut à la fois de l’originalité et retrouver les tics ce qu’on aime chez ce scénariste. Un personnage excentrique par ci, une plaidoirie sur les dérives de l’Amérique moderne par là. Et sur la fin des répliques ironiques à peine voilées sur la situation vécue par la série. Une préparation surgelée livrée clés en main, le génie en moins mais la qualité toujours présente. Boston legal avait réussi l’exploit de regrouper le meilleur d’Ally McBeal et The practice. Il n’y avait pas besoin d’ajouter une quatrième série à cette trilogie judiciaire ayant renouvelé les contours de la série de prétoire.

Harry’s law malgré des défauts est pour moi une étape cruciale dans l’œuvre de David E. Kelley. Si la transformation de la série de la cave au grenier en début de saison 2 fut brutale, elle fut une vraie réussite. Même si elle a fini par ressembler à ces aînées, la liberté de ton des plaidoiries m’a toujours laissés sans voix. Prise de position sur le don de sang des homos, mise en lumière de la condition des albinos en Afrique,… Adepte des plantes vertes rapidement portées disparues sans raison, Kelley a réussi à donner de l’épaisseur à Casey. A la rendre attachante et intéressante alors qu’au départ, elle avait tout du personnage « kelleyrisable » après cinq épisodes, comme le fut pas mal d’avocats des trois séries citées précédemment. Autre argument, je surveillerai désormais de près Mark Valley. J’ai détesté cet acteur/ ses personnages et sa petite gueule carrée dans Boston legal, dans Fringe et dans le pilot de l’abominable Human target.  Et là, oh miracle. Oliver Richard est un excellent personnage. Mieux, il arrive à être drôle, à sortir d’excellentes plaidoiries  et à me décrocher un sourire par l’une ou l’autre réplique. Ça c’est fort ! Je ne pensais pas voir cela de mon vivant.

Evidement, Harry’s law c’est Kathy Bates. L’inoubliable héroïne de Misery. Elle a habité Harry Korn la blasée, comme elle a habité Annie Wilkes ou d’autres de ses personnages. A l’instar de Glen Close, Kathy Bates fait partie de ses actrices souvent sous estimées mais dont il est impossible d’ignorer leur talent à l’écran. Méritait elle mieux qu’Harry’s law ? Sans doute, mais la série ne fera pas tache dans sa filmographie.

L’annulation d’Harry’s law prouve aussi la grande complexité du système télévisuel américain. La clé du succès ce sont les 18- 49 ans. Sans cette tranche de la population, une série n’est rien. Globalement Harry et ses associés s’en sortaient bien. Mais ils n’étaient pas assez jeunes, ni sexys et pour exister et ils se devaient de séduire les « jeunes ». Paradoxe, le public télé est majoritairement âgé. Et vu la situation économique, les personnes plus âgées ont souvent plus d’argent à dépenser qu’un jeune diplômé en recherche active d’emploi. Enfin bref, je ne vais pas polémiquer, ni défendre à l’extrême la série. J’ai bien aimé Harry’s law, mais la série n’était pas indispensable et ne devrait pas me manquer. Je suis néanmoins content de l’avoir suivi. Elle aura contribué à mon sevrage lié à la fin des aventures d’Alan Shore et de Denny Crane.  Là c’était du tout grand David E. Kelley !

Ma semaine séries

Avec un petit jour de décalage, je vous propose une nouvelle édition de ma semaine séries. C4est quoi ça ? Un résumé de mes critiques et remarques sur les épisodes regardés durant les sept dernier jours.

  • Mad men 5×12 Commisions and fees :

Je l’avais pressenti quelque chose de terrible allait arriver à SCDP. Mine de rien , Don a poussé pour la deuxième fois un homme au suicide. Plus on avance, plus la saison est sombre et pessimiste. Le monde la pub, hier si passionnant commence à montrer ses limites pour Don soudain pris par un sursaut d’éthique. Laissez moi établir un parallèle osé, Don commence à ressembler à House. Il aime partir à la recherche du slogan idéal, comme House aime les puzzles médicaux, mais pas forcément le milieu dans lequel ils évoluent. Du grand Mad men, mais ne l’est ce pas à chaque fois ?

  • Girls 1×08 Weirdos need girlfriend too :

Je tombe amoureux du couple Adam, Hannah. Leurs petites chamailleries, leur complicité. On n’aurait pas dit cela au début. C’est beau. Le titre de l’épisode est d’ailleurs approprié. Je n’aurai rien contre une exploration lesbienne de Marnie et Jessa. Ce n’est pas amené très subtilement, mais ça pourrait avoir un potentiel.

  • Harry’s law 2X19 And the band played on et 2X20 Class war :

Le retour de Malcolm rappelle combien la série a changé sur une saison 1 de temps. Entre temps, la série n’a pas réussi à davantage séduire les jeunes. Et la série continue de se moquer de sa situation en parlant de sa case horaire et de ses sujets « parfaits » pour la case familiale du dimanche soir de NBC. Au moins je croise les doigts pour retrouver la sympathique Phoebe dans une nouvelle série l’année prochaine.

  • The killing 2×11 Bulldog :

Bon ça commence à se terminer. Linden et son acolyte font des découvertes et nous on est toujours dans le brouillard. Linden a retrouvé le sourire en mettant la main sur cette maudite carte magnétique. Il lui en fallait finalement peu pour retrouver sa joie de vivre. Le retour de Mitch annonce la fin, même si désormais c’est Stan que je préfère.

  • Teenwolf 2×01 Omega et 2×02 Shape shifted :

Curieux retour pour Teenwolf. On reconnaît à peine la série, le montage est un désastre et l’histoire part en couilles avec ce lézard à la noix. Une constante, Tyler Posey est toujours aussi ridicule.

Ma semaine séries

Ma semaine séries, c’est un condensé de mes remarques, impressions et critiques sur les épisodes regardés durant les 7 derniers jours.

  • Girls 1×07 Welcome to Bushwick aka the crackccident :

C’est la révélation de cette fin de saison… ou du début de la saison d’été. C’est frais, spontané. J’ai trop kiffé le sourire d’Hannah à la fin. Trop contente d’avoir un boyfriend. Et Shosh sous crack, c’était hilarant. Elle a de la force la petite.

  • Harry’s law 2×18 Breaking the point :

L’après saison a du bon. Je reprends à mon aise la fin d’Harry’s law. Cet épisode rend l’annulation de la série encore plus amère. Le procès de la « real housewife » était une critique savoureuse de la télé réalité et en plein milieu de Secret story, ça fait du bien de rappeler les fondamentaux de cette machine à broyer les candidats et le cerveau des téléspectateur avides de trash.

  • Mad men 5×11 The other woman :

Date importante. Pour la première fois depuis le début de Mad men, je suis en désaccord avec une direction prise par la série. Joan est un pin up ok, mais pas une prostituée à disposition de SCDP. Le sujet était pourtant bien développé avec un léger malaise ambiant. Seul la chute m’a déplu. Joan n’avait pas besoin de coucher pour marquer le point.

  • The killing 2×10 72 hours :

Ok, la performance de Mireille Enos était formidable. Mais à part ça, c’était un gros épisode de remplissage. Quand cela va t’il finir ? La conclusion tarde à venir, d’autant qu’on l’a tous deviné, le maire va tomber (impliqué étroitement à la mort de Rosie Larsen) et Richmond va renaître en politique tel le phœnix.

  • Suburgatory 1×22 The motherload :

Euh c’est ça un season finale. Pas de mariage, pas de naissance. Ok il y a une princesse, mais Alicia Silverstone n’est plus aussi rock n’ roll que dans les clips d’Aerosmith.

Ma semaine séries

Ma semaine séries, c’est mes impressions et remarques en mode express sur les épisodes des séries vus durant les 7 derniers jours de la semaine. L’ordre a de l’importance, ceux les plus hauts, sont mes préférés.  N’hésitez pas à réagir.

Les dramas :

 

  • Mad men 5×04 Signal 30 :

Pete devient à la fois pathétique et écœurant. Ce gars est tellement jaloux de tout, il pourrait carrément devenir dangereux. Les meurtres des infirmières, la tuerie cette semaine, laissent à penser que tôt ou tard un truc grave va se passer cette année dans la série. Pete pourrait il péter les plombs et commettre l’irréparable ?

  • The killing 2×04 Ogi Jun :

Avec la saison 2, j’avais quelques craintes de voir la série s’embourber ce 4e épisode écarte mes doutes. L’enquête sur la mort de Rosie Larsen reprend à nouveau une tournure passionnante en se réorientant sur l’idée de vengeance et le passé de Stan. Un joli tour de force présentant l’enquête policière comme une véritable énigme et pas seulement une routine pliée en 42 minutes. Cela dit, a ce stade, je me demande pourquoi on garde Darren Richmond dans le tableau. Soit la série n’arrive pas à s’en séparer, soit il n’a pas dit son dernier mot.

  • Revenge 1×17 Doubt

Revenge revient (à nouveau) avec un solide épisode multipliant les nouvelles pistes. Victoria ne recule devant rien, livrer son fils à des butes pour mieux le faire sortir de prison. Une manigance de premier choix. Charlotte montre enfin de qui elle est la fille. Point négatif, l’arrivée de James Purefoy n’aurait pas plu être plus ridicule en artiste maudit. Et la série nous refuse une seule image érotico chic qui aurait être amusante lors des ébats du peintre et de son morceau de plastique (comprenez Madeleine Stowe).

(Lire la suite…)