Ces méchants que l’on aime tant

C’est l’un des plaisirs des séries télés. Adorer ou aimer détester des personnages odieux, détestables, déversant des horreurs dans leurs répliques. Pendant 8 années, on a suivi avec passion le docteur House. Un docteur génial et politiquement incorrect. C’était lui le héros de l’histoire, on regardait pour lui et non pour ses larbins trop lisses. La descente dans les sombres ténébres de Walter White, c’est pour cela aussi que l’on regarde Breaking bad. Adieu le gentil prof de chimie atteint d’un cancer, place au terrible Heinsenberg ne reculant devant rien au fil du temps. Des nombreux personnages de Once upon a time, c’est aussi les méchants les plus intéressants. Regina, Rumple. Ils sont plus complexes, plus surprenants. Rien à voir avec Charming et Snow. Trop prévisibles, ils sont gentils et feront toujours le bien. Et si on lui donnerait le bon dieu sans confession, Emily Thorne n’est jamais aussi mignonne que lorsqu’elle tord le cou de ses ennemis. Le tout avec le sourire. (Lire la suite…)

2012 : Le pire, le meilleur

Youppie, nous avons survécu à la fin du monde. En fonction de votre lecture nous serons toujours en bloqué en 2012 ou déjà en 2013 à attendre la suite de Game of thrones, de Girls et l’arrivée du nouveau Messie Kevin Bacon dans The following. Je ne suis pas l’homme des rétros, je n’aime pas ça en général. Je me suis néanmoins plié à l’exercice en essayant de vous livrer en pagaille et dans le désordre le pire et le meilleur de 2012 ou ce dont je me souviens. Attention, risque de gros morceaux de spoilers à l’intérieur. (Lire la suite…)

L’enfer des annulations

Emily owens, Partners, The mob doctor. Des séries vite arrivées, vite reparties. Je n’ai pas pris le temps de regarder certaines d’entres elles. A qui la faute ? Ces séries étaient condamnées dès la bande annonce. Elles ne donnaient pas envie, les avis récoltés ici et là n’étaient pas des plus positifs. C’est à se demander comment ces séries ont pu avoir le feu vert des networks impliqués. Chantages, coucheries, pots de vins ? Il faudrait un jour se pencher sur les coulisses de la naissance des séries. Ça ne doit pas ressembler à la Petite maison dans la prairie.

Des centaines projets arrivent chaque année à la fois d’inconnus et de grands noms. Des dizaines de réunions sont organisées. Les têtes chercheuses de la Fox, les dirigeants de NBC, sont payés des millions pour trouver les perles rares pour au final retenir ce genre de projets bancals, qui au premier coup d’œil peuvent être reconnus comme de futurs échecs par les quidams que nous sommes. Les big boss des networks sont ils les nouveaux LeLay et Mougeotte ? Qui à la tête de TF1 à l’époque, affirmaient sans rire ne jamais regarder les programmes de leur chaîne. (Lire la suite…)

Pilot : Chicago fire, c’est chaud, ça brûle

J’avais commencé à douter. La saison des pilots a commencé depuis plusieurs semaines et je n’avais encore rien trouvé dans le rayon des nouveautés. Rien avant hier soir et Chicago fire. Faire confiance à Dick Wolf ne devait pas être une mauvaise idée et pour être exact, j’avais pointé la série dès les premières infos sur le projet. Le résultat est des plus encourageant. J’ai été emballé par ce premier épisode. Il m’a fait penser aux premières heures d’Urgences et de Third watch (New York 911) sans le sentiment de copie. Comme son nom l’indique, Chicago fire suit une équipe d’une caserne de pompiers de Chicago, dans une ambiance rythmée, dopée à la testostérone. La réalisation ultra efficace met en lumière combien cette vocation peut être dangereuse. Un combat de chaque instant où  chaque intervention peut être la dernière, comme le démontre les premières minutes où l’un des pompiers est emporté par un retour de flammes. Bien que n’étant pas fan du « un mois plus » tard ayant suivi ce coup du sort.

Derrière chaque personnage se cache une histoire potentielle. Certaines effleurées, d’autres un peu plus creusées, sans pour autant entrer dans le drame facile, oserais je dire à la Grey’s anatomy. Chaque élément développé est là pour parler d’un aspect de la vie des soldats du feu. La difficulté d’une relation amoureuse dans un contexte précaire, l’enthousiasme du jeune bleu, les blessures des anciens, l’urgence des décisions à prendre. Malgré ces problèmes individuels, le casting est traité en véritable groupe, unit dans les coups durs et dans le quotidien. La caserne forme une famille et comme dans chaque famille, il y a des coups de gueule. ça ne veut pas dure qu’on ne s’aime pas. Et j’apprécie cette impression de groupe solidaire. Si des tête connues dépassent (Jesse Spencer – House, Taylor Kinney – The vampire diaries), il n’y a aucune vedette, juste des hommes ayant fait de leur métier, leur vie.  Le milieu résolument macho laisse, malheureusement, peu de place aux femmes. La classe féminine est ainsi représentée par deux ambulancières et un médecin. Ces trois corps de métiers, travaillant les uns à la suite de l’autre, possèdent une bonne dynamique et a de l’avenir, en gardant l’accent sur les pompiers.

Bref voilà un pilot solide. J’étais convaincu dès le premier quart d’heure et ce serait bien si le public pouvait être au rendez vous mercredi soir sur NBC. Malgré la qualité certaine de ce premier épisode, je ne sais pas si ce sera gagné, mais j’espère que Chicago fire pourra faire son trou car on tient là un excellent début et peut être le point de départ d’une future grande série.

C’est la rentrée !

La rentrée, c’est maintenant ! La saison d’automne des séries reprendra enfin avec de nombreuses nouveautés, des inédits en pagaille et de nouvelles coiffures parfois catastrophiques. Avant cela, un dernier coup d’œil dans le rétro de 2011-2012.

Je ne croyais pas en Revenge. Je la voyais dans le trio de têtes des séries les plus vites congédiées. Elle fut finalement une bonne petite surprise et relança l’attrait des networks pour le soap. Bien que ni l’audience, ni la qualité de la série n’ait rien à voir avec l’onde de choc de Desperate housewives dont elle reprendra la case le dimanche soir dans quelques semaines. Les vrais grosses nouveautés de la rentrée 2011 auront été à chercher (comme souvent) sur le câble. L’étrange American Horror story, dont on n’a pas toujours tout compris et l’étincellante Claire Danes dans Homeland, renouant avec la paranoïa des meilleures années de 24. Au niveau des retours dès septembre, Sons of anarchy m’aurait fait une très forte impression et n’aura pas déçu d’un bout à l’autre des 13 épisodes emmenant Jax dans la tourmente.

Octobre, ce fut l’occasion de revenir vers deux séries nous ayant quitté aujourd’hui. Chuck et House. Je suis devenu accro à Chuck sur le tard avec la saison 4 et avec le recul, l’ensemble me satisfait. Ça aura été une petite série spéciale avec un vrai cœur, comme il en existe assez peu sur le marché. House aura, lui, sombré en silence pour son ultime année. (Lire la suite…)