Les grands moments des séries télés : Le pilot de Lost

Durant l’été 2004, de nombreux unairs pilots fleurissent sur Internet à la barbe des networks (ou intentionnellement postés par eux) avant leurs arrivées à l’antenne, dont le pilot de Lost. Le pitch de la série ? A la suite d’un crash aérien, les survivants coupés du monde sur une île doivent recréer une nouvelle société. La série fait parler d’elle sans pour autant créer l’hystérie à venir. On n’est pas encore dans la société du buzz instantané et on pense à une version série de l’émission Survivor (Koh Lanta).

Des les premières minutes, le doute n’est pas permis, j’étais en face d’une grande série qui allait devenir sensation. Déjà à l’époque (enfin, comme si c’était il y a des siècles) on parlait du pilot le plus coûteux de l’histoire des séries télés. Lost a véritablement fait entrer la télévision dans une nouvelle ère. On est passé du petit écran à une superproduction digne du grand avec une histoire ambitieuse et complexe faisant confiance au téléspectateur. Ok ce n’était pas la première, mais à cette échelle sans etre une série de niche, l’impact était important. La narration en flash back était aussi très novatrice et fera date. Bien que ces premiers retours en arrière ne soient pas des plus marquants, ils nous donnent déjà l’une ou l’autre réponse sur Jack ou Charlie. Cette structure marquera elle aussi la télévision, influençant de nombreuses séries. Le procédé sera même repris clé en main cette année par Once upon a time.

Le casting est bien construit autour d’acteurs au profil connu d’une partie du grand public, dont on guette aujourd’hui la moindre apparition à l’écran. Matthew Fox (la vie à 5), Terry O’ Quinn (Millenium, X-files le film), Dominic Monaghan (Le seigneur des anneaux), Emilie De Ravin ( Roswell). Un casting chorale transgénérationnel et racial auquel on ajoute les décors magnifiques naturels d’Hawai, faisant de l’île un personnage à part entière.

Et surtout, il y a une histoire mystérieuse, intrigante qui devient immédiatement addictive. Où sont ils, que va t’il se passer ? « Guys ? Where are we ? » Conclura Charlie à la fin de ce premier épisode. J’ai revu le pilot hier dans la journée et c’est amusant de retrouver dès les premières minutes des détails qui feront écho tout au long de la série. Toutes les sensations de la série sont là dès le début. Donnant envie de la redécouvrir sous un œil neuf. Pour info, je n’ai jamais revu le final de la série depuis sa diffusion. Et si je me l’étais promis, je ne me suis jamais refait l’intégrale de la série. Je devrais m’y mettre un jour car revoir ce premier épisode a été un plaisir fou. Cet été peut etre…

Season finale : Vampire diaries

La saison 3 était déjà un gros n’importe quoi depuis une bonne dizaine d’épisodes. Dans ce cas, pas étonnant d’avoir un dernier épisode qui ne ressemble à rien. La menace de Devilric n’est jamais palpable et le pauvre Klaus est expédié sans le moindre égard. Lui qui était censé être avec les Originals la grande menace de la saison. Pour son salut, personne ne meurt vraiment dans Vampire diaries et le voilà réincarné dans le corps de l’autre abruti. Ça donnera un intérêt à Tyler pendant deux épisodes et Michael Trevino pourra essayer de singer les mimiques de Joseph Morgan pour qu’on rigole un peu.

Comme personne n’a peur de Devilric, on brode lamentablement autour du triangle amoureux, Stefan, Elena, Damon. Chacun des amoureux à « son moment » pour contenter les fans des deux champs. A force de tergiverser, on finit par perdre l’intensité et on ne peut pas dire que Nina Dobrev brille particulièrement. Pas aidée par l’éloignement de Damon les gros yeux et le mono expressif Stefan. On en profite au passage pour réécrire l’histoire de la série pour préparer la suite. Stefan n’ayant pas été le premier à rencontrer Elena.

La transformation d’Elena en vampire est néanmoins un bon cliffhanger pour clôturer la saison. Je l’avoue, ça m’a un peu suivi cette histoire. Ça arrive comme un cheveu dans la soupe dans une dernière scène incroyablement mauvaise. Mais ça a le mérite de redonner un nouveau souffle pour au moins les cinq prochaines minutes. Je serais bien surpris si la série persistait dans cette voie. Un petit sort de Bonnie ou une autre manip’ dont on n’avait pas connaissance pour préserver l’innocence d’Elena ne serait pas une surprise. Je vois très mal la CW faire de l’une de ses héroïnes une suceuse… de sang. Bien que ça la rapprocherait des livres dont le show est tiré et changerait l’orientation de la série dans une situation vraiment inédite.

Vampire diaries : Les orphelins de Mystic Falls

Depuis la reprise Vampire diaries a la tête dans les choux. Je ne vais rien inventer, ça n’a jamais été une grande série, mais jusqu’à présent je m’étais laissé piéger par sa dynamique. Suivant un épisode après les autres depuis le début de la série. Sans être trop regardant, ça restait amusant.

Mais je commence à éprouver des limites à regarder ces derniers temps. Ça devient terriblement ennuyeux. Tout ça c’est la faute de Klaus ! Et oui encore lui. Quand ça ne va pas, c’est de sa faute. Pourquoi est il parti ? Il avait instauré une bonne ambiance en menant le jeu, sortit Stefan de sa phase moule (sans frites). Et puis catastrophe, l’Original mother a débarqué. Depuis le départ pas très explicatif de Klaus, on doit se refarcir le psychodrame de Stefan en quête de rédemption. Torture ! Ce changement gentil, méchant, gentil est pathétique. Ça se modifie à chaque épisode sans raison. Les frères Salvatore n’ont plus aucune consistance dans leur triangle amoureux avec Elena Gilbert alors que l’on sent poindre au bout du tunnel une possible décision pour la belle lors du final. Choisira t’elle Stefan, choisira t’elle Damon ?  On en pise (de rire) dans nos culottes. Pire que le trio amoureux, la bague maléfique d’Alaric. Le somnifère ultime pour décrocher de la série pour de bon.

Si Vampire diaries est la série la plus en vogue de la CW, je me demande quel est le véritable budget alloué à la série. Le casting explose et on assiste à une magnifique jonglerie des acteurs. Quand l’un est présent, un autre n’est pas là. Ce qui m’agace aussi dans VD c’est l’absence totale de parents. Ce sont tous des orphelins à Mystic falls et s’ils leur restent un parent en vie, celui ci s’en va… genre pour travailler à la Division dans la série du vendredi soir.

Friands de fêtes à gogos, Vont ils nous épargner la remise des diplômes ? Ça ferait un peu ridicule vu qu’on ne voir jamais les personnages principaux (adolescents) en cours. En vérité, les 42 minutes d’un épisode, elles se passent durant le week end. Ça serait une explication plausible.

Bon, je vais arrêter de dire du mal. Un beau commentaire « Si tu n’aimes pas, arrête de regarder » me pend au nez. Calmos, je profite de ce traditionnel coup de mou avant la fin de la saison pour un peu râler sur cette série pas si déplaisante. Qui aime bien, châtie bien. Ne m’en voulez pas trop.

Focus : Dear Klaus

Qui l’eut cru lors de sa première apparition en moumoute ? Klaus est un bon personnage. La meilleure addition au casting, Vampire diaries tournant depuis ses débuts autour des mêmes personnages. Klaus a apporté une part de noirceur à Vampire diaries, des histoires plus sanglantes et la trame en ce début de saison 3 est bien pensée. Sans être hyper charismatique, Klaus a un petit quelque chose en plus de fascinant. Un psychopathe imprévisible qui sait aussi se montrer amusant par son attitude. Remplaçant ainsi Damon dont les frasques fantasques sont devenues trop rares au profit du baby-sitting trop sage d’Elena. Bon, Klaus n’a pas réussi à rendre Stefan cool. Qui le pourrait ? Ce n’est pas de sa faute.

En trois ans, Vampire diaries a su évolué avec son public et on est très loin de ses premiers épisodes souvent d’une grande maladresse, hésitant à montrer la moindre goutte de sang. Un style plus adulte cadre mieux avec l’image de la série, sans tomber dans l’outrance et la luxure de True blood, et permet à la série de capter un public plus large. Plus que Gossip girl dont le bateau coule, Vampire diaries est la véritable série emblématique de la CW. Je le disais déjà avec Nikita, pour grandir le petit network doit viser un public de jeunes adultes, adepte de sensations et oublier les midinettes en évoluant avec son époque.