Teenwolf : Le guilty pleasure ultime (3×01 – Season première)

Au diable les séries élitistes. Place à Teenwolf le plaisir coupable de l’été. Un season première sous la forme d’un simple amuse gueule, introduisant la menace de l’année : une meute de loups garous « Alpha », où l’on retrouve les jumeaux Scavo de Desperate housewives, sous stéroïdes. Scott, la tête de con, se prend d’un délire pour un tatouage dont le seul but est de permettre à Tyler Posey de ne plus cacher le sien à l’écran. Les retrouvailles du quatuor m’ont beaucoup fait penser au début de la saison 2 de The OC. On a the broom, the brain, the beauty and the bitch. Jackson est expédié en deux répliques, Colton Hayes étant parti tenter sa chance dans Arrow.

Le duo vedette, trop torturé par leur amour impossible, se fait voler la vedette par Stiles et Lydia (pas la première fois). Tous deux au centre des événements étranges dont cette incroyable attaque d’oiseaux dans l’école. Evidemment on pense aux « Oiseaux » d’Hitchcock et cette séquence est très bien réalisée à l’inverse des autres scènes d’action un brin ridicule.

Ce côté over the top, on aime Teenwolf pour ça. La série ne se prend pas au sérieux et assume d’être un gros nanar. Sous cette étiquette, la série arrive souvent à nous surprendre comme ce fut le cas durant une bonne partie de la deuxième saison. Deux fois plus, cette 3ème saison devra réussir à tenir la distance si elle ne veut pas succomber à la malédiction de la saison 3 dont est souvent frappée les teen shows.

True blood : Folie en pagaille (Season première)

Pour ne pas changer dans True blood c’est le grand bordel. Des personnages éparpillés, des histoires en pagaille. La plus drôle doit être celle du révérend vampire fou amoureux de Jason. Eric a une drôle de conception de la famille, tout comme les loups garous qui se bouffent entre eux, charmant. Retrouver l’ancien Eric qui n’en a rien à foutre de Sookie, c’est cool. C’était bien d’explorer leur attirance mutuelle, mais transformer Eric en petit chien chien, à long terme ça aurait été renier le personnage. Jess était à se damner dans son petit corset rouge, un vrai délice. Jason et Jessica, c’est le couple hot de la série. Les dames comme les hommes en ont pour leur argent avec eux. Jason se retrouve toujours à poil, c’est assez énigmatique comme concept. Je ne comprends pas pourquoi. Et franchement on aurait pu se passer de Sookie. Elle ne sert à rien, bien que ces pleurs sur la dépouille de Tara étaient poignantes, jusqu’à ce putain cliffhanger dont la série a le secret. WTF, Sook ! Tara ne servait plus à rien depuis bien longtemps, son style brut m’a lassé. Sa disparition me plairait car en fantôme vengeur, elle va vite m’agacer. Ce que j’aime aussi dans True blood, la série ne fonctionne pas comme une histoire continue et davantage par chapitre. Chaque saison à son thème et sa ligne directrice, explorant les situations et poussant les personnages toujours plus loin.

La série sait aussi comment gérer nos attentes. On prépare habillement le retour du roi par  une scène particulièrement angoissante. Sa soif de vengeance devrait atteindre des sommets de délires et de cruautés… de cruautés délirantes. Et l’invité surprise de la saison, Chris Meloni se fait attendre. Bien qu’il n’y ait pas de manque car on ne connaît pas encore son personnage. J’adorais Stabler dans New York Unité spéciale et sans l’avoir vu je sais qu’il jouait un sacré tordu dans Oz. Dans True blood, d’après les premières photos promos il a la classe en costard hors de prix et quelques kilos en trop. Moins palpitant, comme d’habitude Arlène et son jules. La présence de l’éternel éconduit de Felicity n’arrange rien à leur cas.

Bref c’est True blood. C’est du n’importe quoi, pervers, exagéré. Ça n’a pas toujours de sens et ça reste jouissif à regarder. Avec son retour l’été série peut commencer.