2012 : Le pire, le meilleur

Youppie, nous avons survécu à la fin du monde. En fonction de votre lecture nous serons toujours en bloqué en 2012 ou déjà en 2013 à attendre la suite de Game of thrones, de Girls et l’arrivée du nouveau Messie Kevin Bacon dans The following. Je ne suis pas l’homme des rétros, je n’aime pas ça en général. Je me suis néanmoins plié à l’exercice en essayant de vous livrer en pagaille et dans le désordre le pire et le meilleur de 2012 ou ce dont je me souviens. Attention, risque de gros morceaux de spoilers à l’intérieur. (Lire la suite…)

Newsnight : Brody, Debra, Ari et les zombies

Newsnight, c’est un nouveau rendez vous pour commenter les infos séries importantes des derniers jours.

  • Renouvellement de How I met your mother, annulation de The LA complex (Infos)

Paradoxe dans le monde des séries télés. The LA complex, petite série canadienne renouvelant le soap pour jeunes adultes « à la Melrose place » est annulée due à une audience microscopique des deux côtés de la frontière américano-canadienne. Dans le même temps, How I met your mother est renouvelée, presque au désespoir des fans. Amusant car au départ la série était bien accueillie et à plusieurs fois été menacée d’annulation dans ses premières saisons… pour ne plus savoir s’en séparer aujourd’hui. J’ai très peu regardé la sitcom de CBS, mais cela poserait il un si gros problème d’introduire une fois pour toutes la mère des enfants de Ted dans l’histoire ? Près de 10 ans de recherche et d’histoires sur le canapé, ça doit commencer à être long.

(Lire la suite…)

Ma semaines séries

Reprise de ma semaine séries après quelques semaines d’absence. Ces derniers jours auront été l’occasion de nombreux retours et nouveautés. Pour rappel, ma semaine séries, c’est un focus sur les remarques, impressions, critiques des épisodes vus durant les 7 derniers jours et classés selon un ordre de préférence.

Les drames :

  • Sons of anarchy 5×03 Laying pipe :

Une triste première place pour Sons of anarchy. La saison 5 s’annonce comme la plus sombre. La mort d’Opie était d’une cruelle violence et les images me hantent encore. La vengeance de Jax  devrait faire mal, au risque qu’il en perde son âme. Très content de revoir Drea De Matteo, j’aimerai bien la retrouver en régulière dans la série. Elle a une présence folle.

  • The LA complex 2×12 Xs and Os / 2×13 Don’t say goodbye :

Deux derniers épisodes pour clôturer la saison des canadiens de Californie. La bande du Lux motel va me manquer et aura su créer sur moins de 20 épisodes un vrai univers à elle et des personnages forts, tout en s’affranchissant de son modèle US, Melrose place. (Lire la suite…)

The LA complex, motel california (Saison 2)

6 + 13 épisodes Deux saisons en une, les résidents du Lux motel n’auront pas chômé. Le découpage en deux parties était normal pour une plus grande cohérence. La saison 2 est un peu différente de la première. Et au départ j’ai eu très peur de voir l’impertinence disparaître. L’approche sulfureuse a bien été adoucie, mais c’était somme toute assez logique. On ne pouvait pas aller plus loin avec l’actrice porno dans une série pour jeunes.. Et si j’ai enragé suite au départ de Calvin, c’était un élément indispensable du parcours de Kaldrick et son passage au premier plan est devenu passionnant à suivre. Des choix brutaux devaient être fait pour avancer. Ces deux personnages vivent leur vie ailleurs comme l’a démontré les sympathiques clins d’œil. La critique s’est également déplacée, sans perdre de son mordant. L’enrôlement presque forcé de Raquel dans une émission de télé réalité était une opportunité géniale de se moquer des pratiques de ce type de production. D’autant plus salutaire chez nous où la télé réalité attire toujours une grande attention de la part des médias et du public. Sans se cacher The LA complex s’en prend aussi à l’église de scientologie. Là encore pour exposer les méthodes douteuse de ce type d’organisation malveillante. Un parallèle pourrait presque être fait entre les deux sujets. (Lire la suite…)

The L.A complex, le complexe de la CW

Réaction épidermique, j’ai jugé ce début de saison un peu vite. Choqué par les changements radicaux intervenus lors season première, je ne peux m’empêcher d’y voir la main de la CW (et de Much music, la chaîne canadienne à l’origine du projet) qui siffle la fin de la récréation et se débarrasse des intrigues trop gênantes. Pour être honnête, dès le départ, j’étais avec mon petit carnet, prêt à trucider la série si elle faisait machine arrière par rapport au ton innovant de la première cuvée. Pas très content, j’ai continué à suivre les inédits et j’ai fini par me calmer. Assagie, The LA complex conserve de bonnes idées. Les scénaristes s’accommodent des contraintes. Ils ne se débrouillent pas si mal et se frottent aux limites imposées. N’hésitant pas à se moquer de 7th heaven (Sept à la maison), la série phare par excellence des années WB et du début de la CW.

Kelvin partit, Kaldrick devient de façon surprenante un personnage de premier plan et sans aucun doute le meilleur personnage de ce début de saison. Torturé par ses propres sentiments dans un milieu du hip-hop à l’image très macho. Ça permet de traiter de l’homosexualité sans avoir à la montrer. Procédé plutôt malin (quoi que un peu couillon) assez bien intégré dans l’histoire. Le faux couple entre Connor et l’actrice est ce qu’il y a de plus «dérangeant», ce qui n’est pas vraiment le cas. Ça deviendra intéressant si la fille commence à virer psychopathe et pète les plombs en agressant Raquel. Nick et Abby assurent la partie plus ou moins humoristique. Technique du couple pour ne pas sombrer dans l’ennuie le plus total entre deux « Je t’aime, moi non, prenons de la distance ». Mais le vrai ratage de ces nouveaux épisodes est le parachutage des frangins qui plombe l’ensemble. Les gentils provinciaux se battant contre les méchants du système hollywoodien. Une caricature navrante dans laquelle la série avait refusé de tomber lors de ses six premiers épisodes.

L’absence de connexions entre les différents personnages est aussi assez déplaisante. Chacun vit sa vie en vase clos. Étrange, ils sont censés habiter au même endroit, non ? Bref, les canadiens de The LA complex ont encore de la marge pour égaler les anciens résidents d’un autre immeuble de Los Angeles, situé au 4616 Melrose place. Ils ont fait un pas en arrière, cela serait il pour mieux sauter en avant ? On peut encore rêver dans la ville des anges.