2012 : Le pire, le meilleur

Youppie, nous avons survécu à la fin du monde. En fonction de votre lecture nous serons toujours en bloqué en 2012 ou déjà en 2013 à attendre la suite de Game of thrones, de Girls et l’arrivée du nouveau Messie Kevin Bacon dans The following. Je ne suis pas l’homme des rétros, je n’aime pas ça en général. Je me suis néanmoins plié à l’exercice en essayant de vous livrer en pagaille et dans le désordre le pire et le meilleur de 2012 ou ce dont je me souviens. Attention, risque de gros morceaux de spoilers à l’intérieur. (Lire la suite…)

Qui veut tuer Henry ? Les enfants dans les séries TV

Les enfants, ça a toujours été une plaie dans les séries télés. Au point que les soaps ont trouvé la parade géniale. On envoie les enfants dans un pensionnat en Suisse et le trimestre suivant ce sont des ados, voire des adultes. Les séries de prime times, un peu plus sérieuses, n’ont pas ce luxe.  Difficile de donner un vrai rôle à des enfants qui sont souvent traités comme des accessoires attachés à leurs parents. On peut donc encore moins parler d’évolution de personnages.

Utiliser de jeunes acteurs en devenir impliquent aussi des contraintes. Il faut jongler avec leur emploi du temps et on ne peut pas non plus leur donner des rôles trop sombres et ambigus aux plus jeunes. Impossible par exemple de montrer des scènes explicites d’enfants prostitués, y compris sur le câble. Ce serait malsain et traumatisant. L’un des exemples récents c’est l’enfant vampire dans la dernière saison de True blood. Il n’a servi à rien (comme Christopher Meloni, sic), restait autour de la table du conseil, se demandant ce qu’il faisait là. Lui a t’on expliqué en coulisse de quoi traitait vraiment la série ? The walking dead ne commet pas cete erreur, Carl devenant au fur et à mesure un personnage beaucoup plus adulte en fonction des événements. En matière de perfection télévisuelle, on en revient inévitablement à Mad men. Sally Draper est sans doute l’un des rôles d’enfants les plus complexes et le mieux maîtrisé de la télévision américaine. Une pré ado prise entre une mère indifférente et un père absent dont elle recherche constamment la présence. Incarnée par une jeune actrice saisissante, Kiernan Shipka pourrait être promise à un grand avenir dans le métier si elle le souhaite. Bon, à l’inverse le trop jeune Bobby n’a lui jamais su trouver sa place, le recasting multiple de l’acteur n’ayant pas aidé.   (Lire la suite…)

C’est la rentrée !

La rentrée, c’est maintenant ! La saison d’automne des séries reprendra enfin avec de nombreuses nouveautés, des inédits en pagaille et de nouvelles coiffures parfois catastrophiques. Avant cela, un dernier coup d’œil dans le rétro de 2011-2012.

Je ne croyais pas en Revenge. Je la voyais dans le trio de têtes des séries les plus vites congédiées. Elle fut finalement une bonne petite surprise et relança l’attrait des networks pour le soap. Bien que ni l’audience, ni la qualité de la série n’ait rien à voir avec l’onde de choc de Desperate housewives dont elle reprendra la case le dimanche soir dans quelques semaines. Les vrais grosses nouveautés de la rentrée 2011 auront été à chercher (comme souvent) sur le câble. L’étrange American Horror story, dont on n’a pas toujours tout compris et l’étincellante Claire Danes dans Homeland, renouant avec la paranoïa des meilleures années de 24. Au niveau des retours dès septembre, Sons of anarchy m’aurait fait une très forte impression et n’aura pas déçu d’un bout à l’autre des 13 épisodes emmenant Jax dans la tourmente.

Octobre, ce fut l’occasion de revenir vers deux séries nous ayant quitté aujourd’hui. Chuck et House. Je suis devenu accro à Chuck sur le tard avec la saison 4 et avec le recul, l’ensemble me satisfait. Ça aura été une petite série spéciale avec un vrai cœur, comme il en existe assez peu sur le marché. House aura, lui, sombré en silence pour son ultime année. (Lire la suite…)

True blood, God is a vampire (Saison 5)

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vous écrit cette review finale de 5e saison de True blood sans avoir vu le dernier épisode. Ce n’est peut être pas plus mal comme exercice. La raison est simple comme bonjour, je suis dès aujourd’hui en vacances et loin de mon ordi. Accro aux séries ou pas, le final attendra.

Peu importe, les dernières aventures de Sookie et des siens aura été un joli foutoir. Chacun dans leur coin les personnages nous ont livrés des histoires diverses et souvent très peu passionnantes. La dernière saison sous la supervision d’Alan Ball manque clairement d’enjeux et de repères. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à Lillith et ses disciples. Les voir tous prosternés autour d’un goutte de sang, j’ai trouvé ça débile. Si je ne suis pas contre la religion dans les séries, son utilisation dans True blood apparaît comme un gadget avec les clichés de dévotion béate et de prières qui vont avec. On n’avait jamais abordé la question de cette secte de vampires avant cette année, pas sur qu’on en reparler par la suite. La série a néanmoins le mérite de prendre des risques en installant le chaos autour du sang synthétique. Base essentielle de la série, le true blood est remis en question et les vampires redeviennent des bêtes assoiffées du sang des humains. Et ce qui nous offre un pur moment d’anthologie lorsque les vampires s’invitent à un mariage pour massacrer l’ensemble des invités. Du gros délire, jouissif, si seulement Bill Compton n’était pas aussi ennuyeux qu’une serviette hygiénique usagée.

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Ma semaine séries

Avec un peu de retard sur le planning habituel, Chambord, vous propose sa semaine séries.

Bonjour à tous! Comme c’est l’été et que certaines séries se sont déjà terminées, voici un condensé de ma semaine, une semaine plus tard.

  • Alphas 2×04 When push comes to shove :

Un très bon épisode avec le retour de la belle Nina. L’intrigue était assez prévisible mais distrayante. J’ai beaucoup aimé les interactions entre les personnages cette semaine. Kate intègre tranquillement mais sûrement l’équipe et le docteur Rosen approfondit son rôle d’appui pour les alphas. La récession de Nina devient compréhensible. Dans la saison 1 déjà elle avait ce lien fort avec Lee. Sans son mentor, difficile pour elle de garder les pieds sur terre. Les militaires ne sont pas mis de côté avec la menace constante qu’ils représentent pour les Alphas. J’espère tout de même que John, l’ancien GI, n’est pas un agent double car il inspire vraiment la sympathie. Un épisode bien mené qui montre l’importance du travail de Rosen en tant que psychiatre et le danger de l’armée (pas de Red Flag cette semaine) et qui réintègre peut-être Nina dans l’équipe.

  • Teenwolf 2×12 Master plan :

Un final étrange pour Teenwolf avec un désintérêt particulier pour la logique. Grandpa Argent aurait pu imiter la mère d’Allison pour arriver à ses fins plutôt que de se la jouer machiavélique pour rien. Pareil pour l’amour Lydia/Jackson. Je croyais qu’il en avait rien à faire d’elle. Un peu pétard mouillé donc.

  • True Blood 5×10 Gone, gone, gone :

Comment commenter un épisode de True Blood, ça part dans tous les sens. Le grand moment, c’est quand même Russel qui montre qu’il en a rien à battre de Lilith. Enfin un qui n’est pas complètement con! Les scénaristes ont enfin compris que trop de persos tuent le rythme et beaucoup passent à la trappe cette semaine. Se concentrer sur Jason/Sookie, Tara/Pam et Luna/Sam, c’est bien. Moins chaude par contre concernant Bill, Eric et le conseil. Encore une intrigue qui tourne en jus de boudin.

  • The Newsroom 1×08 The blackout part I : Tragedy porn :

Plus par automatisme qu’autre chose, je me suis mise devant News Nights. Dommage que la série ne décolle pas. Mais clairement, cet épisode est plus réussi que les autres. Jim et Maggie mettent leur amourette de bureau en stand-by et c’est bien parce que honnêtement, qui ça intéresse de voir une fille hésiter entre deux mecs en poussant des cris de pintade? Ce soir, place aux infos divertissantes. Meurtre d’un enfant, élu infidèle et cochon, plutôt que de parler du plafond de la dette et de la possible mise sur écoute de l’équipe de News Night. Pas mal. MacKenzie prend aussi du galon à mes yeux et sort un peu de cette image d’hystérique maladroite. Il était temps d’en faire une journaliste sérieuse. Will devient un vrai gros con, dommage. Par contre, je me demande si l’auteur a une vraie vie car la rencontre à la bibliothèque, c’est juste illogique. C’est l’endroit où on ne doit pas parler (même chuchoter!) et là, personne ne dit rien alors qu’ils ne chuchotent même pas. Le secret ne doit pas être si important que ça au final.